Un portrait de la chanson québécoise

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Préparé pour le Forum sur la chanson québécoise de 2013, cet essai tente de susciter une réflexion sur l’état de la chanson québécoise et notamment de la chanson en français. Il soulève des questions importantes en examinant des enjeux tels que l’internationalisation, le changement technologique, les tournées, la formation et le financement. Il avance qu’« aujourd’hui, l’imagination est nécessaire pour développer de nouvelles sources de revenus » pour les interprètes, les compositeurs et les groupes.

L’essai explore brièvement la relation entre la chanson et l’identité québécoise et se demande si la chanson québécoise est une affirmation de l’« identité nationale » ou si c’est l’identité québécoise qui motive l’expression artistique. Il cite des chiffres indiquant que la chanson en anglais occupe une part importante du marché de la musique enregistrée et des spectacles au Québec. De nombreux artistes accordent beaucoup d’importance aux marchés internationaux, au point que plusieurs groupes québécois ont choisi de chanter en anglais afin de percer sur un marché international plus vaste.

La révolution numérique a également transformé le marché de la musique québécoise, de nombreux consommateurs ayant abandonné les disques au profit des téléchargements numériques. Selon les données citées dans l’essai, la musique québécoise enregistrée occupe une part beaucoup plus grande des ventes de disques (51 %) que d’albums numériques (32 %) ou de chansons téléchargées (6 %) vendus au Québec. L’essai soulève le problème du droit d’auteur et de la monétisation des enregistrements à l’époque numérique.

L’essai se demande si les structures actuelles de formation sont adéquates pour assurer que les musiciens comprennent les complexités de l’industrie de la musique et pour assurer que les autres acteurs (gérants d’artistes, agents de tournée, éditeurs, etc.) soient en mesure d’aider les artistes à gagner leur vie en faisant de la musique.

Enfin, l’essai examine les sources de financement de la musique et des musiciens du Québec, y compris le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada, la Société de développement des entreprises culturelles, Musicaction/Factor et le Fonds RadioStar. Il demande également si la chanson québécoise est sous-financée comparativement à d’autres volets des industries culturelles.

Summary: 

Préparé pour le Forum sur la chanson québécoise de 2013, cet essai tente de susciter une réflexion sur l’état de la chanson québécoise et notamment de la chanson en français. Il soulève des questions importantes en examinant des enjeux tels que l’internationalisation, le changement technologique, les tournées, la formation et le financement. Il avance qu’« aujourd’hui, l’imagination est nécessaire pour développer de nouvelles sources de revenus » pour les interprètes, les compositeurs et les groupes.