Sondage des interprètes professionnels en danse au Canada en 2016

Activités, revenus, santé et développement de carrière

Ce sondage auprès de 532 interprètes professionnels en danse au Canada examine « le travail en danse, les caractéristiques démographiques, les situations familiales, la vie professionnelle, les revenus, la santé et le bien-être, ainsi que le développement et les transitions de carrière ». Les résultats de cette enquête décrivent un vaste portrait des milieux de la danse puisque seulement la moitié des répondants (49 %) étaient membres du Centre de ressources et transition pour danseurs.

En ce qui a trait aux pratiques de danse, le sondage constate qu’une majorité de répondants (57 %) pratique des formes de danse contemporaine/moderne. En 2015, les danseurs ont consacré à peine 20 semaines à la danse, interprété dix œuvres professionnelles et travaillé pour environ trois employeurs en danse en 2015. Comme l’explique le rapport, « le sondage proposait le terme ‘employeur’ pour désigner quiconque engage un danseur, que ce soit une compagnie, un chorégraphe indépendant, un collectif, un danseur (qui s’engage lui-même), etc. » Le sondage a également établi que de nombreux danseurs donnent des représentations dans plusieurs régions du pays, et que 30 % d’entre eux en ont donné à l’étranger en 2015.

Le sondage révèle que « deux tiers des interprètes ont interrompu leur activité professionnelle pendant au moins 6 mois au cours de leur carrière ». Le plus souvent, les périodes d’inactivité sont à cause de blessures ou parce qu’il n’y a « aucune offre/occasion de travail ». Un répondant sur neuf (11 %) n’a pas eu d’engagement professionnel en 2015, en grande partie à cause de l’absence d’occasions de travail.

Du côté démographique, le sondage a constaté que 80 % des réponses sont venues de femmes et que 67 % des répondants avaient fait des études postsecondaires. L’âge moyen des interprètes en danse, qui ont « en moyenne 14 années d’expérience professionnelle en danse », est de 34 ans.

Le rapport indique que « la vie professionnelle du danseur est un équilibre délicat de travail d’interprète, d’autre travail en danse, et de travail non relié à la danse ». Ainsi, 81 % des interprètes en danse ont déclaré avoir eu un « emploi ou travail autonome non relié à la danse » en 2015. Le revenu médian des interprètes en danse est présenté de trois façons :

  • Le revenu médian tiré des activités professionnelles d’interprète en danse était de 7 000 $ en 2015.
  • Le revenu médian de toutes les activités reliées à la danse était de 15 000 $ (21 % de moins, après inflation, qu’en 2003-2004, année de réalisation d’un sondage semblable).
  • Le revenu médian de toutes les sources était de 20 000 $ (13 % de moins, après inflation, qu’en 2003-2004 et 39 % de moins que l’ensemble de la population active au Canada).

En ce qui concerne leur santé et bien-être, le sondage conclut que les interprètes en danse semblent avoir une meilleure santé générale que les autres Canadiens tout en ayant une santé mentale et une satisfaction à l’égard de la vie inférieure à celles de l’ensemble de la population. De plus, seulement 35 % des danseurs affirment avoir un régime de soins de santé complémentaire.

La satisfaction des danseurs quant à leur carrière d’interprète en danse était assez élevée, 77 % étant « plutôt satisfaits » ou « très satisfaits ». Le rapport propose une analyse des mots uniques proposés par les danseurs pour compléter la phrase « Quand je pense à mon avenir professionnel, je me sens… ». « Les mots négatifs représentaient 58 % de tous les mots-clés », mais « le mot le plus courant en était un positif (« excité ») ». Les prochains mots les plus fréquents étaient négatifs (« incertain », « anxieux » et « nerveux »).

Quant aux transitions de carrière, le sondage constate que « l’âge médian auquel les artistes comptent mettre fin à leur carrière de danseur est 45 ans, soit plus élevé que l’âge médian en 2005 ». Quant à ce qui pourrait les motiver à poursuivre une deuxième carrière (définie comme une « carrière après que le travail d’interprète a cessé d’être l’objectif professionnel central »), « la nécessité de gagner davantage d’argent » est choisie par 32 % des répondants, soit plus de deux fois plus que la prochaine motivation la plus souvent choisie : « le désir de relever de nouveaux défis » (15 %).

Summary: 

Ce sondage auprès de 532 interprètes professionnels en danse au Canada examine « le travail en danse, les caractéristiques démographiques, les situations familiales, la vie professionnelle, les revenus, la santé et le bien-être, ainsi que le développement et les transitions de carrière ».