Régions métropolitaines de recensement constituant des grappes culturelles

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Report: http://www.statcan.ca/Daily/Francais/041022/q041022a.htm

Ce rapport explore la constitution possible de grappes d'industries artistiques et culturelles dans les régions métropolitaines du recensement en examinant quatre grands facteurs : la production culturelle; l'emploi dans le secteur culturel; les programmes d'études culturelles; et la migration des travailleurs du secteur culturel. Pour déterminer la production culturelle, le rapport a examiné des organisations et des entreprises dans les arts d'interprétation, le patrimoine, le cinéma, les enregistrements sonores et les milieux de l'édition à partir d'enquêtes de Statistique Canada sur les disciplines pour la période 1998-1999 à 2001-2002. Quant à l'emploi dans le secteur culturel, le rapport examine une sélection inhabituelle de codes de professions culturelles provenant du recensement de 2001. (Plus précisément, le rapport porte sur 21 professions culturelles plutôt que sur les 45 ou 48 étudiées par les autres rapports sur le secteur culturel, ou les neuf utilisées dans les rapports sur les arts.) Ce rapport examine les grappes d'études en se basant sur les inscriptions et les diplômés dans les programmes d'études culturelles postsecondaires entre 1998 et 2000. Enfin, le rapport examine la migration à partir des données du recensement de 2001 sur les déplacements des travailleurs du secteur culturel à l'intérieur du Canada et de l'arrivée de travailleurs culturels immigrants.

En général, la RMR de Toronto arrive en premier pour une foule d'indicateurs et est particulièrement dominante dans de nombreuses industries culturelles. Montréal, la deuxième plus grande grappe dans l'ensemble, « venait en tête de liste à tous les niveaux pour les arts d'interprétation ». Dans la région de l'Atlantique, « la présence à Halifax d'un grand nombre d'étudiants dans des programmes d'études culturelles, ajoutée à une proportion plus élevée que la moyenne de la population active employée dans les industries et les métiers du secteur culturel, confirme le rôle de Halifax en tant que grappe culturelle régionale. »

Enfin, on ne relève aucune RMR dominante dans certains secteurs culturels, comme le patrimoine ou les salles de cinéma.

L'étude de la sélection de professions culturelles démontre que Victoria, Vancouver, Toronto, Montréal et Ottawa-Hull ont la plus forte concentration de travailleurs culturels. Seul Ottawa-Hull ne figurait pas sur une liste semblable dans un récent rapport de Hill Stratégies Recherche, qui avait examiné neuf professions artistiques et démontré que Victoria, Vancouver, Toronto, Montréal et Halifax avaient la plus forte proportion de leur population active dans des professions artistiques.

Le rapport confirme les conclusions d'autres rapports quant au revenu moyen relativement faible des travailleurs culturels. Pour l'ensemble des 27 RMR du Canada, le revenu moyen dans les 21 professions culturelles est inférieur de 8 % à celui des travailleurs non culturels. Si l'on examine le revenu médian dans les 27 RMR, ce groupe choisi de travailleurs culturels gagne 11 % de moins que les autres travailleurs. De plus, dans 25 des 27 RMR, le revenu médian dans ce bouquet de professions culturelles est inférieur à celui des professions non culturelles. L'écart entre le revenu des travailleurs culturels et non culturels est encore plus marqué dans les régions sans RMR, où il atteint 28 % au plan du revenu moyen et 39 % au plan du revenu médian. (Cet examen des données du rapport contredit une des conclusions du rapport, à l'effet que « lorsqu'on considère le revenu médian, l'image du travailleur du secteur culturel sous-payé a été remise en question. »)

En ce qui a trait aux programmes universitaires d'études culturelles, Montréal a le plus grand nombre d'inscriptions et de diplômés dans les programmes culturels, suivie de Toronto. En terme relatif, « Kingston s'est classée au premier rang en ce qui a trait au nombre par habitant d'étudiants diplômés et d'étudiants inscrits dans les programmes universitaires d'études culturelles. »

Enfin, en ce qui a trait aux tendances migratoires, le rapport constate que Toronto et Montréal - les plus grandes RMR du Canada - « se révèlent en effet des grappes culturelles attirant les travailleurs canadiens du secteur culturel ». Cette section du rapport démontre également que les travailleurs culturels sont en général plus mobiles que les travailleurs non culturels. En ce qui a trait à l'immigration très récente au Canada, un pourcentage légèrement plus élevé de travailleurs culturels que non culturels a immigré entre 1996 et 2001. Cette statistique est valable tant pour les RMR que pour les régions sans RMR.

Summary: 

Ce rapport explore la constitution possible de grappes d'industries artistiques et culturelles dans les régions métropolitaines du recensement en examinant quatre grands facteurs : la production culturelle; l'emploi dans le secteur culturel; les programmes d'études culturelles; et la migration des travailleurs du secteur culturel.

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