Présenter la créativité : programmer et diffuser les arts de la scène des Premières Nations

(Showcasing Creativity: Programming and presenting First Nations performing arts)

Fondé sur une « cartographie nationale des programmes accessibles au public de 135 diffuseurs grand public en Australie » en 2015 ainsi que sur un sondage personnalisé de 44 diffuseurs et des entrevues avec 40 producteurs et diffuseurs des arts de la scène, ce rapport décrit « le niveau et les types de programmation des arts de la scène des Premières Nations dans les salles et festivals grand public de l’Australie; la diffusion d’œuvres aux publics; et les motivations et obstacles pour les diffuseurs et producteurs ».

La principale conclusion de cette cartographie est que « les arts de la scène des Premières Nations sont sous-représentés dans les salles et festivals grand public de l’Australie », comprenant seulement 2 % des quelque 6 000 œuvres programmées en 2015.

Il y a une division nette entre les diffuseurs qui présentent activement les arts de la scène des Premières Nations et ceux qui ne s’y intéressent pas : 12 diffuseurs (9 % des diffuseurs cartographiés) « étaient à l’origine de plus d’un tiers de toute la programmation des Premières Nations », et environ la moitié des diffuseurs n’ont pas programmé « d’œuvres où les Premières Nations sont responsables de la création, de la participation et du contenu en 2015 ».

Dans les entrevues, les principales motivations pour programmer des œuvres de Premières Nations comprennent des raisons personnelles, un leadership organisationnel et l’exposition grâce aux pairs. De plus, les diffuseurs engagés étaient « motivés à lancer des défis et à développer leur public ». D’autre part, le rapport estime que certains décideurs « semblent plus intéressés par des gestes symboliques lorsqu’ils considèrent des œuvres des Premières Nations. Certains semblent ne pas avoir les connaissances ni l’intérêt de présenter des œuvres de petite ou de moyenne envergure. »

Des sondages précédents sur les publics avaient révélé que bien que 64 % des Australiens font état « d’un intérêt marqué ou croissant pour les arts autochtones », seulement 24 % de la population a assisté à une manifestation d’arts autochtones. Les publics ont tendance « à avoir une forte image des arts des Premières Nations comme ‘traditionnels’ » tout en ayant le désir d’assister à des œuvres plus « contemporaines ». Il semblerait que ce soit là une fausse conception, puisque plus de 80 % des œuvres des Premières Nations programmées en 2015 étaient contemporaines. Le rapport observe que les risques financiers et l’absence de couverture de marketing sont les principaux enjeux dans la programmation des œuvres de Premières Nations et le développement d’un public pour ces œuvres.

Le rapport conclut que « le développement des capacités du secteur des créateurs des Premières Nations de prendre contact avec les diffuseurs par des vitrines et des réseaux joue un rôle critique pour augmenter la diffusion et la programmation d’œuvres des Premières Nations ». Plus généralement, le rapport signale « le besoin de développer la capacité du secteur de procéder à un engagement interculturel dans les deux sens, entre les diffuseurs grand public et les artistes et collectivités des Premières Nations ».

Summary: 

Fondé sur une « cartographie nationale des programmes accessibles au public de 135 diffuseurs grand public en Australie » en 2015 ainsi que sur un sondage personnalisé de 44 diffuseurs et des entrevues avec 40 producteurs et diffuseurs des arts de la scène, ce rapport décrit « le niveau et les types de programmation des arts de la scène des Premières Nations dans les salles et festivals grand public de l’Australie; la diffusion d’œuvres aux publics; et les motivations et obstacles pour les diffuseurs et producteurs ». La principale conclusion de cette cartographie est que « les arts de la scène des Premières Nations sont sous-représentés dans les salles et festivals grand public de l’Australie », comprenant seulement 2 % des quelque 6 000 œuvres programmées en 2015.