Perspectives sur la sollicitation stratégique de financement auprès des entreprises

Nouvelles constatations tirées de l'Enquête canadienne des contributions des entreprises à la collectivité

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Basé sur le même sondage des pratiques d’investissement communautaire auprès de 1 500 entreprises que les autres rapports d’Imagine Canada, ce rapport examine les tendances des types de soutien accordés par les différents secteurs. Le but de cette information est d’aider les organismes à but non lucratif « à adapter leur collecte de fonds auprès des entreprises aux secteurs qui ont le plus tendance à répondre à leurs besoins spécifiques ». Plus précisément, « la connaissance du secteur d’activité d’une entreprise peut aider [les organismes à but non lucratif] à comprendre quelles entreprises ont le plus tendance à faire des dons en espèces, de marchandises ou de services, à participer au marketing de causes sociales ou à faire des commandites ».

Les motivations des dons varient selon le secteur, comme l’indiquent les exemples suivants :

  • Dans le secteur financier et des compagnies d’assurances – le secteur qui accorde le soutien le plus vaste aux organismes à but non lucratif –, le plus important est une bonne correspondance avec les traditions et les valeurs de l’entreprise, suivie de « vouloir aider à bâtir une collectivité solide et saine, ce qui est bon pour l’entreprise » et « être bénéfique pour la relation entreprise-collectivité ».
  • Dans le secteur immobilier et du crédit-bail, bâtir des collectivités saines est la motivation la plus importante, suivie de relations positives dans les collectivités et être « une bonne chose à faire, peu importe les avantages financiers pour l’entreprise ».
  • Quant aux sociétés de services professionnels, une bonne correspondance avec les valeurs et les traditions de l’entreprise est la motivation la plus importante, suivie de la création de collectivités saines et le fait que ce soit une activité désirable.

Dans tous les secteurs, le recrutement et la rétention des employés était la motivation la moins importante pour faire des dons.

Le rapport traite de quatre grandes catégories de soutien par les entreprises, y compris les dons (en espèces, de marchandises ou de services), les employés (ex. soutien du bénévolat ou des dons des employés), le marketing (ex. commandites ou marketing de causes sociales) et le soutien de la chaîne d’approvisionnement (comme l’achat de marchandises ou de services auprès des organismes sans but lucratif et « faire des collectes de fonds auprès des clients et fournisseurs »).

Les dons sont la forme la plus courante et la plus précieuse de soutien accordé par les entreprises aux organismes à but non lucratif, y compris les organismes artistiques et culturels. Pour ces derniers, les dons de services sont la deuxième forme de soutien la plus précieuse, suivie des dons de marchandises et des commandites. Globalement, les organismes artistiques et culturels ont reçu beaucoup moins que « les organismes de santé (sans les hôpitaux), les organismes de services sociaux, les hôpitaux et les organismes sportifs et récréatifs ». (Comme le rapport ne précise pas le montant par secteur, ce compte-rendu ne peut pas fournir de montants exacts.)

Le rapport observe que « certains organismes de bienfaisance et à but non lucratif peuvent supposer que beaucoup d’entreprises accordent un soutien [aux organismes à but non lucratif] pour des “raisons de marketing”, mais les données du sondage ne confirment pas cette supposition. De fait, seulement 8 % des entreprises utilisent le marketing de causes sociales, et 14 % commanditent » des organismes à but non lucratif. Les sociétés financières et les compagnies d’assurances sont celles qui ont le plus tendance à utiliser le marketing de cause sociale, tandis que plusieurs secteurs différents sont plus enclins à faire des commandites (secteur immobilier et de crédit-bail, finance et assurances, commerce de détail et secteur manufacturier).

Quant aux dons en espèces, les sociétés financières et les compagnies d’assurances sont les plus enclines à donner de l’argent, tandis que les entreprises de services professionnels, de transport et d’entreposage ont le moins tendance à le faire.

Les secteurs les plus enclins à faire des dons de marchandises ou de produits sont le commerce de détail et de gros et le secteur manufacturier. Les types de produits les plus courants que les entreprises donnent sont leurs produits ou leur marchandise promotionnelle, suivis de matériel et d’espace ou de temps médiatique ou publicitaire.

Les entreprises de services professionnels sont les plus enclines à faire des dons de services aux organismes à but non lucratif. Ces types d’entreprises fournissent souvent des conseils en matière de planification stratégique ou de gestion, une assistance en relations publiques, en marketing ou pour des études de marché, ou des services de graphisme ou de production médiatique.

Quant au soutien accordé aux activités des employés, les sociétés financières et les compagnies d’assurances sont les plus enclines à appuyer le bénévolat des employés, à organiser des activités pour collecter des fonds de leurs employés pour des œuvres de bienfaisance, à fournir des dons financiers aux organismes pour lesquels leurs employés font du bénévolat et à accorder des congés payés à leurs employés pour faire du bénévolat.

Quant aux activités entourant la chaîne d’approvisionnement, les résultats du sondage indiquent que les entreprises de commerce de détail, les sociétés financières et les compagnies d’assurances, et les manufacturiers sont les plus enclins à collecter des fonds auprès de ses clients ou fournisseurs, tandis que les entreprises de commerce de gros sont les plus enclines à acheter des marchandises ou des services des organismes à but non lucratif.

Summary: 

Basé sur le même sondage des pratiques d’investissement communautaire auprès de 1 500 entreprises que les autres rapports d’Imagine Canada, ce rapport examine les tendances des types de soutien accordés par les différents secteurs. Le but de cette information est d’aider les organismes à but non lucratif « à adapter leur collecte de fonds auprès des entreprises aux secteurs qui ont le plus tendance à répondre à leurs besoins spécifiques ».