Mais pourquoi ne viennent-ils pas ? (Why don't they come?)

Ce n’est pas seulement le prix d’entrée qui empêche les pauvres et les gens moins scolarisés de fréquenter des activités artistiques

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Cet article, qui est basé sur une foule de rapports et de sources de données, postule « qu’il y a une proportion significative de personnes défavorisées économiquement qui ne saisissent pas l’occasion de s’exposer aux arts, même lorsqu’il n’y a pas d’obstacle de temps ou d’argent ». De plus, l’article avance que « l’absence d’un intérêt explicite est de loin le facteur dominant qui éloigne les populations de condition socioéconomique inférieure des activités artistiques ». Une condition socioéconomique inférieure correspond « aux personnes qui ont tout au plus un diplôme d’études secondaires et qui sont dans la moitié inférieure de la répartition de revenus aux États-Unis ».

Les gens de condition socioéconomique inférieure ont beaucoup moins tendance à participer à une vaste « gamme d’activités littéraires, cinématographiques, d’arts visuels et d’arts de la scène », et « le simple fait d’offrir la gratuité ne suffit pas pour doter les établissements artistiques d’un public représentatif sur le plan socioéconomique ». De fait, le rapport cite des données du National Endowment for the Arts qui démontrent qu’à peine 10 % des gens avec un diplôme du secondaire ont assisté à un spectacle gratuit, tandis que plus de 20 % des Américains avec un diplôme universitaire l’ont fait. Les résultats sont semblables pour différents paliers de revenus : les ménages à revenu élevé ont beaucoup plus tendance à assister (même à des spectacles gratuits).

L’article cherche à savoir si le manque de temps (l’obstacle le plus souvent cité à la fréquentation des arts) est réellement un facteur sous-jacent important de la non-participation. Il cite des données démontrant qu’en moyenne, les gens de condition socioéconomique inférieure disposent en réalité de plus de temps libre que les gens de condition socioéconomique supérieure. La télévision semble être de loin le divertissement de prédilection du premier groupe : « les gens moins scolarisés passent deux fois plus de temps à consommer de la télévision qu’à toutes les autres activités de loisirs réunies ».

À la fin de l’article, les auteurs admettent qu’il « est vrai que nous ne savons pas vraiment pourquoi les gens de condition socioéconomique inférieure font les choix qu’ils font pour leurs loisirs… Peut-être que certains d’entre eux n’aiment pas assister à des événements artistiques parce qu’ils ne se voient pas comme “le genre de personne” qui fréquente ces activités… Tant que nous n’en saurons pas plus sur leur expérience subjective de leurs heures de loisir — s’ils les consacreraient à autre chose s’ils en avaient la chance, et si les arts ont une place dans ces rêves — nous conseillons qu’il vaille mieux ne pas faire trop de suppositions. »

En général, les auteurs maintiennent que « lorsqu’un grand nombre de personnes ne peuvent pas participer aux arts de la façon qu’elles souhaiteraient le faire, nous savons que nous laissons échapper des occasions d’améliorer leur vie de façon réelle et significative. »

Summary: 

Cet article, qui est basé sur une foule de rapports et de sources de données, postule « qu’il y a une proportion significative de personnes défavorisées économiquement qui ne saisissent pas l’occasion de s’exposer aux arts, même lorsqu’il n’y a pas d’obstacle de temps ou d’argent ». De plus, l’article avance que « l’absence d’un intérêt explicite est de loin le facteur dominant qui éloigne les populations de condition socioéconomique inférieure des activités artistiques ». Une condition socioéconomique inférieure correspond « aux personnes qui ont tout au plus un diplôme d’études secondaires et qui sont dans la moitié inférieure de la répartition de revenus aux États-Unis ».