Les effets sociaux de la culture : revue de la littérature

(The Social Effects of Culture: A Literature Review)

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Cet examen de l’état des recherches, qui porte sur des publications de langue anglaise parues depuis 2000 sur les effets autres qu’économiques de la culture, fait état d’un « déluge de parutions récentes attestant des effets (le plus souvent positifs) de la mobilisation et de l’intérêt pour les arts, et dans une moindre mesure, pour le patrimoine ».

Selon cette recension, quatre « cadres de référence généraux servent à comprendre et à analyser les effets sociaux de la culture » : 1) « des cadres holistiques qui examinent la relation entre la culture, la soutenabilité et le développement communautaire »; 2) « des cadres qui relient la culture aux notions de bien-être et de cohésion sociale »; 3) « des cadres qui examinent le rôle de la culture dans la promotion d’un sentiment de solidarité et de participation »; et 4) « des cadres qui examinent le rôle de la culture dans le développement des capacités citoyennes ». Le rapport est en grande partie une bibliographie annotée des recherches consacrées à ces champs d’études.

Le rapport définit la culture comme « les arts créatifs professionnels et amateurs (visuels, littéraires et d’interprétation), les industries et les organismes de soutien (radiodiffusion, cinéma, édition, enregistrement et médias numériques), et les activités de sélection et de conservation souvent regroupées autour du pôle “patrimoine” (musées, sites historiques, archives et bibliothèques) ».

Une augmentation de l’exposition culturelle entraîne-t-elle une augmentation des effets sociaux ? L’examen constate l’absence de données probantes au sujet de « l’échelle et de la durée des effets sociaux de la culture ». Quant aux autres limitations des études, le rapport fait les observations suivantes :

  • Peu d’études « démontrent une causalité entre la participation aux arts et des effets particuliers ».
  • « Il y a eu peu d’études empiriques liant l’engagement culturel et les valeurs démocratiques, à l'exception de quelques recherches sur la participation culturelle et la participation aux scrutins électoraux. »
  • « Il y a toujours très peu de données probantes associant le bien-être individuel au bien-être communautaire et national, bien que quelques études aient examiné des associations possibles entre l’engagement culturel, la cohésion sociale et la viabilité communautaire. »
  • « Bien qu’elles soient souvent citées en tant qu’étalon de référence de la recherche, les études expérimentales fondées sur une sélection aléatoire des sujets et des groupes de contrôles sont peu utilisées dans les recherches sur les effets sociaux de la culture, sauf dans le domaine des soins de santé. »
  • De nombreuses études critiques avancent que les effets sociaux de la culture sont « accessoires aux fins centrales des arts et de la protection du patrimoine ».

Au sujet de ces faiblesses, « plusieurs revues de métadonnées probantes, ainsi que quelques études sur la participation, ont tenté de séparer les effets immédiats à court terme de ceux à long terme, et de comprendre les voies et mécanismes permettant aux actes culturels de produire des effets sociaux. »

Le rapport constate qu’une « nouvelle approche méthodologique tente d’attribuer des valeurs pécuniaires à la participation à divers types d’activités culturelles basées sur des évaluations subjectives du bien-être par les sujets de l’étude. »

Le rapport conclut que « les milieux de la recherche font de sérieux efforts pour combler les lacunes méthodologiques signalées par les critiques, bien que l’on ne soit pas plus prêt d’un consensus quant au vaste débat philosophique au sujet des efforts pour mesurer la valeur de la culture. »

Summary: 

Cet examen de l’état des recherches, qui porte sur des publications de langue anglaise parues depuis 2000 sur les effets autres qu’économiques de la culture, fait état d’un « déluge de parutions récentes attestant des effets (le plus souvent positifs) de la mobilisation et de l’intérêt pour les arts, et dans une moindre mesure, pour le patrimoine ».