Les arts et le bien-être individuel au Canada

Les liens entre les activités culturelles et la santé, le bénévolat, la satisfaction à l’égard de la vie et d’autres indicateurs sociaux en 2010

Résumé

Les arts et le bien-être individuel au Canada, le 39e rapport de la série Regards statistiques sur les arts, cherche à déterminer s’il y a des liens entre les activités culturelles des Canadiens et leur bien-être individuel.

Les données de ce rapport indiquent qu’il y a une connexion très forte entre 18 activités culturelles et huit indicateurs de la santé et du bien-être (tels que la santé, la santé mentale, le bénévolat, le sentiment d’être stressé et la satisfaction générale à l’égard de la vie). Les participants à des activités culturelles obtiennent des résultats qui sont significativement supérieurs à ceux des non-participants dans 101 des 144 tabulations recoupées (ou 70 %). Les participants à des activités culturelles ont des résultats significativement moins bons dans seulement 10 des tabulations recoupées (ou 7 %). (Des détails additionnels sur huit indicateurs sociaux et 18 activités culturelles se trouvent à la fin de ce résumé.)

Six activités culturelles et trois indicateurs sociaux ont été sélectionnés pour faire l’objet de modèles statistiques détaillés. Les résultats clés des modèles statistiques sont les suivants :

  • Les visites de galerie d’art sont associées à une meilleure santé et à des taux plus élevés de bénévolat.
  • L’assistance au théâtre est associée à une meilleure santé, au bénévolat et à une grande satisfaction à l’égard de la vie.
  • L’assistance aux concerts de musique classique est associée à des taux plus élevés de bénévolat et à une grande satisfaction à l’égard de la vie.
  • L’assistance aux concerts de musique populaire est associée à une meilleure santé, au bénévolat et à une grande satisfaction à l’égard de la vie.
  • L’assistance à des festivals culturels est associée à une meilleure santé, au bénévolat et à une grande satisfaction à l’égard de la vie.
  • La lecture de livres est associée à une meilleure santé, au bénévolat et à une grande satisfaction à l’égard de la vie.

Les modèles statistiques cherchent à déterminer si la participation à ces activités artistiques et culturelles est associée aux indicateurs sociaux au-delà des données démographiques. Autrement dit, ils examinent si les participants culturels sont tout simplement conformes aux profils démographiques de citoyens en santé socialement actifs, ou si la participation culturelle pourrait expliquer des aspects de la santé et du bien-être qui échappent à une analyse démographique.

Bien que les modèles statistiques puissent fournir une preuve d’un lien entre les activités culturelles et le bien-être, certaines questions au sujet des variables qui pourraient avoir un lien avec les trois indicateurs du bien-être (comme l’effet de la cigarette ou de l’alcool sur la santé) ne figuraient pas dans l’Enquête sociale générale. De plus, il est très difficile de fournir une preuve d’une relation de cause à effet entre les variables dans un modèle statistique en l’absence d’une expérience pour mesurer directement les effets de la culture sur le bien-être personnel.

Conclusions spécifiques de chacune des six activités culturelles

Visites de galeries d’art

L’analyse exploratoire des données révèle que les visites de galerie d’art ont un lien statistiquement significatif avec six des huit indicateurs sociaux. Lorsqu’on les compare à ceux qui n’ont pas visité une galerie d’art en 2010, les visiteurs de galerie d’art ont :

  • Beaucoup plus tendance à se déclarer en très bonne ou en excellente santé (60 % c. 47 %).
  • Beaucoup plus tendance à déclarer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (67 % c. 58 %).
  • Beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (50 % c. 31 %).
  • Moins tendance à se sentir pris dans une routine quotidienne (30 % c. 37 %).
  • Plus tendance à avoir rendu service à un voisin au cours du mois précédent (69 % c. 63 %).
  • Légèrement plus tendance à affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie (62 % c. 58 %).

Dans le modèle statistique de la santé, les visiteurs de galerie d’art ont une probabilité 35 % plus élevée que les non-visiteurs d’affirmer être en très bonne ou en excellente santé, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs. Ils ont également une probabilité 89 % plus élevée de faire du bénévolat, même lorsque tous les autres facteurs sont constants. Dans le modèle de la satisfaction à l’égard de la vie, les visiteurs de galerie d’art n’ont pas une probabilité significativement plus élevée d’être très satisfaits, après que l’on ait tenu compte des autres facteurs du modèle.

Assistance au théâtre

L’assistance au théâtre a un lien statistiquement significatif avec sept des huit indicateurs sociaux. Si on les compare aux personnes qui ne sont pas allées au théâtre en 2010, les amateurs de théâtre ont :

  • Beaucoup plus tendance à se déclarer en très bonne ou en excellente santé (58 % c. 46  %).
  • Beaucoup plus tendance à déclarer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (67 % c. 57 %).
  • Beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (50 % c. 28 %).
  • Moins tendance à se sentir pris dans une routine quotidienne (30 % c. 38 %).
  • Plus tendance à connaître un grand nombre ou la plupart de leurs voisins (46 % c. 41 %).
  • Plus tendance à avoir rendu service à un voisin au cours du mois précédent (70 % c. 61 %).
  • Plus tendance à affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie (64 % c. 56 %).

Dans le modèle statistique de la santé, les amateurs de théâtre ont 32 % plus tendance que les personnes qui ne vont pas au théâtre à se déclarer en très bonne ou en excellente santé, même lorsque l’on tient compte des autres facteurs. Ils sont 2,29 fois plus enclins à avoir fait du bénévolat au cours de l’année précédente, même lorsque l’on tient compte des autres facteurs. Dans le modèle de la satisfaction à l’égard de la vie, les amateurs de théâtre sont 30 % plus enclins à se dire très satisfaits de la vie, après que l’on ait tenu compte des autres facteurs dans le modèle.

Assistance à des concerts de musique classique

L’assistance à des concerts de musique classique a un lien statistiquement significatif avec six des huit indicateurs sociaux. Comparativement aux personnes qui ne sont pas allées à un concert de musique classique en 2010, les amateurs de musique classique ont :

  • Plus tendance à se déclarer en très bonne ou en excellente santé (58 % c. 51 %).
  • Plus tendance à déclarer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (67 % c. 61 %).
  • Beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (55 % c. 35 %).
  • Beaucoup moins tendance à se sentir pris dans une routine quotidienne (26 % c. 36 %).
  • Plus tendance à avoir rendu service à un voisin au cours du mois précédent (71 % c. 64 %).
  • Plus tendance à déclarer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie (68 % c. 59 %).

Dans le modèle statistique du bénévolat, les amateurs de concerts de musique classique étaient 86 % plus enclins que les non-amateurs à avoir fait du bénévolat au cours de l’année précédente, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs. Ils ont 29 % plus tendance à déclarer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs. Dans le modèle de la santé, les amateurs de musique classique n’ont pas une probabilité significativement plus élevée de déclarer être en très bonne ou en excellente santé, une fois que l’on tient des facteurs démographiques dans le modèle.

Assistance à des concerts de musique populaire

L’assistance à des concerts de musique populaire a un lien statistiquement significatif avec sept des huit indicateurs sociaux. Lorsqu’on les compare aux personnes qui ne vont pas à des concerts de musique populaire, les gens qui y vont :

  • Ont beaucoup plus tendance à se déclarer en très bonne ou en excellente santé (58 % c. 48 %).
  • Ont plus tendance à déclarer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (66 % c. 59 %).
  • Ont beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (47 % c. 32 %).
  • Sont moins enclins à se sentir pris dans une routine quotidienne (31 % c. 36 %).
  • Ont plus tendance à avoir rendu service à un voisin au cours du mois précédent (69 % c. 63 %).
  • Ont légèrement tendance à affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie (62 % c. 58 %).

D’autre part, les amateurs de musique classique sont moins enclins que les non-amateurs à se sentir peu stressés dans leur vie quotidienne (35 % c. 40 % se disent pas tellement ou pas du tout stressés).

Dans le modèle statistique de la santé, les amateurs de musique populaire sont 23 % plus enclins que les non-amateurs à se déclarer en très bonne ou en excellente santé, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs. Ils ont 64 % plus tendance à avoir fait du bénévolat au cours de l’année précédente, même lorsque l’on tient compte des autres facteurs. Dans le modèle de la satisfaction à  l’égard de la vie, ils sont 18 % plus enclins à se dire très satisfaits de la vie, après que l’on ait tenu compte des autres facteurs du modèle.

Assistance aux festivals culturels

L’assistance aux festivals culturels a un lien statistiquement significatif avec cinq des huit indicateurs sociaux. Lorsqu’on les compare aux personnes qui n’ont pas assisté à un festival culturel en 2010, celles qui y sont allées :

  • Ont légèrement plus tendance à se déclarer en très bonne ou en excellente santé (56 % c. 49 %).
  • Sont un peu plus enclines à affirmer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (64 % c. 60 %).
  • Ont beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (48 % c. 32 %).
  • Sont plus enclines à avoir rendu service à un voisin au cours du mois précédent (70 % c. 62 %).

D’autre part, les amateurs de festivals culturels sont légèrement moins enclins que les non-amateurs à ressentir de faibles niveaux de stress dans leur vie quotidienne (35 % c. 40 % s’estiment pas du tout ou pas tellement stressés).

Dans le modèle statistique de la santé, les amateurs de festivals culturels ont une probabilité 14 % plus élevée que les non-amateurs de se déclarer en très bonne ou en excellente santé, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs. Ils ont deux fois plus tendance à faire du bénévolat au cours de la dernière année, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs. Dans le modèle de la satisfaction à l’égard de la vie, ils ont une probabilité 25 % plus élevée d’affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs du modèle.

Lecture de livres

La lecture de livres a un lien statistiquement significatif avec cinq des huit indicateurs sociaux. Lorsqu’on les compare aux gens qui n’ont pas lu de livres en 2010, les lecteurs de livres ont :

  • Beaucoup plus tendance à se déclarer en très bonne ou excellente santé (54 % c. 44 %).
  • Plus tendance à affirmer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (63 % c. 56 %).
  • Beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (42 % c. 26 %).
  • Moins tendance à se sentir pris dans une routine quotidienne (33 % c. 39 %).
  • Un peu plus tendance à affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie (61 % c. 57 %).

Dans le modèle statistique de la santé, les lecteurs de livres ont une probabilité 28 % plus élevée que les non-lecteurs de se déclarer en très bonne ou en excellente santé, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs. Ils ont 74 % plus tendance à avoir fait du bénévolat au cours de l’année précédente, même après que l’on ait tenu compte des autres facteurs. Dans le modèle de la satisfaction à l’égard de la vie, les lecteurs de livres sont 15 % plus enclins à se dire très satisfaits de la vie, une fois que l’on ait tenu compte des autres facteurs du modèle.

Source des données

Ce rapport de la série Regards statistiques sur les arts s’inspire d’études semblables aux États-Unis et en Norvège qui ont établi un lien entre la participation culturelle et la santé, le bien-être, les taux de bénévolat et d’autres indicateurs sociaux.

Les données de ce rapport proviennent de l’Enquête sociale générale de 2010 de Statistique Canada, un sondage téléphonique approfondi d’environ 7 500 Canadiens de 15 ans et plus. Un « participant culturel » est une personne qui a assisté à au moins une activité culturelle pertinente en 2010. Il s’agit d’un seuil minimum de participation culturelle, puisque des expériences culturelles répétées (ou qui intéressent profondément) peuvent générer des connexions sociales très solides. De plus, de nombreuses activités culturelles n'ont pas d’objectifs sociaux explicites.

Huit indicateurs sociaux

Voici la formulation des questions de l’Enquête sociale générale ainsi que les groupements des huit indicateurs sociaux créés pour les analyses :

  1. Santé autodéclarée : « En général, diriez-vous que votre santé est excellente ? très bonne ? bonne ? moyenne ? mauvaise ? » Pour cet indicateur, les répondants qui ont choisi excellente ou très bonne ont été comparés à ceux qui ont choisi bonne, moyenne ou mauvaise.
  2. Santé mentale autodéclarée : « En général, diriez-vous que votre santé mentale est excellente ? très bonne ? bonne ? moyenne ? mauvaise ? ». Pour cet indicateur, les répondants qui ont choisi excellente ou très bonne ont été comparés à ceux qui ont choisi bonne, moyenne ou mauvaise.
  3. Bénévolat : « Au cours des 12 derniers mois, avez-vous fait du bénévolat pour un organisme quelconque ? » Les personnes qui ont répondu oui ont été comparées à celles qui ont répondu non.
  4. Se sentir pris dans une routine quotidienne : « Vous sentez-vous pris dans une routine quotidienne ? » Les personnes qui ont répondu oui ont été comparées à celles qui ont répondu non.
  5. Stress dans la vie quotidienne : « En pensant au niveau de stress dans votre vie, diriez-vous que la plupart de vos journées sont… pas du tout stressantes ? pas tellement stressantes ? …un peu stressantes ? …assez stressantes? …extrêmement stressantes ? » Pour cet indicateur, les personnes qui répondent pas du tout et pas tellement ont été comparées à celles qui ont répondu un peu, assez et extrêmement.
  6. Connaissance de ses voisins : « Diriez-vous que vous connaissez la plupart, un grand nombre, quelques-unes ou aucune personne dans votre voisinage ? » Pour cet indicateur, les personnes qui ont choisi la plupart ou un grand nombre ont été comparées à celles qui ont choisi quelques personnes ou aucune.
  7. Rendre service à un voisin : « Au cours du dernier mois, avez-vous rendu service à un de vos voisins ? » Les personnes qui ont répondu oui ont été comparées à celles qui ont répondu non.
  8. Satisfaction à l’égard de la vie autodéclarée : « Sur une échelle de 1 à 10, quel sentiment éprouvez-vous à l’égard de votre vie, 1 signifiant « très insatisfait » et 10 « très satisfait » ? » Pour cet indicateur, les personnes qui affirment une très forte satisfaction à l’égard de la vie (ex. huit ou plus) ont été comparées à celles qui ont déclaré une satisfaction inférieure à l’égard de la vie (ex. sept ou moins). Comme la moyenne canadienne est 7,6, ceux qui déclarent huit ou plus ont une satisfaction supérieure à la moyenne.

Les rapports précédents de la série Regards statistiques sur les arts ont examiné les données nationales et provinciales sur la participation aux activités artistiques et culturelles, ainsi que les facteurs dans l’assistance aux arts. Les mêmes 18 activités artistiques, culturelles et patrimoniales ont été examinées dans chacun de ces rapports :

  • Visiter une galerie d’art publique ou un musée d’art (y compris la fréquentation d’expositions spéciales).
  • Visiter des musées autres que des galeries d’art publiques ou des musées d’art.
  • Assister à un spectacle de théâtre comme une pièce dramatique, un dîner-théâtre ou une comédie.
  • Assister à un concert de musique populaire telle que la musique populaire, rock, jazz, blues, folk ou country.
  • Assister à un concert de musique classique ou symphonique.
  • Assister à un festival culturel ou artistique (film, fringe, danse, jazz, folk, rock, amuseurs publics ou comédie).
  • Assister à un spectacle de musique, de théâtre ou de danse culturelle ou traditionnelle (ex. peuples autochtones, chinois, ukrainien).
  • Assister à un autre type de spectacle culturel.
  • Visiter un site historique.
  • Visiter un jardin zoologique, un aquarium, un jardin botanique, un planétarium ou un observatoire.
  • Visiter une zone de conservation ou un parc naturel.
  • Lire un journal.
  • Lire une revue.
  • Lire un livre.
  • Aller au cinéma ou à un ciné-parc.
  • Visionner une vidéo.
  • Écouter de la musique téléchargée sur un ordinateur, un lecteur MP3, etc.
  • Écouter de la musique sur CD, cassette, disque audio DVD, disque, etc.

Section 1 : Introduction

Les arts sont un élément intégral de la vie de nombreux Canadiens. En plus de mettre en évidence l’expression artistique et de divertir, les activités culturelles constituent des occasions de passer du temps agréable avec sa famille et ses amis, de célébrer ce que l’on a en commun, d’explorer ses différences, de découvrir de nouvelles œuvres d’art, d’avoir une stimulation intellectuelle et d’avoir des réactions affectives à des présentations culturelles1.

Au niveau communautaire, il y a eu des études importantes sur les liens entre les arts et le bien-être collectif, y compris le développement économique, la santé communautaire, le développement durable, la revitalisation rurale, l’inclusion sociale et la diversité culturelle2.

En se fondant sur cet ensemble de recherches, ce rapport examine les liens qui existent entre les activités culturelles des Canadiens et leur bien-être personnel. Deux méthodologies de recherche reliées sont utilisées. En premier lieu, une analyse statistique exploratoire examine les relations potentielles entre 18 activités artistiques, culturelles et patrimoniales ainsi que huit indicateurs sociaux. :

  1. La santé autodéclarée
  2. La santé mentale autodéclarée
  3. Le bénévolat
  4. Le sentiment d’être pris dans une routine quotidienne
  5. Le niveau de stress
  6. La connaissance de ses voisins
  7. Rendre service à ses voisins
  8. La satisfaction de vie autodéclarée

En utilisant la recherche exploratoire comme point de départ, la deuxième méthodologie comporte la création de modèles statistiques détaillés qui examinent les associations entre les facteurs démographiques, six activités culturelles et trois indicateurs de bien-être : la santé autodéclarée, le bénévolat, et la satisfaction autodéclarée à l’égard de vie. Les six activités culturelles sélectionnées pour cette analyse approfondie sont :

  1. La fréquentation des galeries d’art 
  2. L’assistance au théâtre
  3. L’assistance aux concerts de musique classique
  4. L’assistance aux concerts de musique populaire
  5. L’assistance aux festivals culturels
  6. La lecture de livres

Les modèles statistiques cherchent à déterminer si la participation à ces activités artistiques et culturelles est associée aux indicateurs sociaux au-delà des données démographiques. Autrement dit, ils examinent si les participants culturels sont tout simplement conformes aux profils démographiques de citoyens en santé socialement actifs, ou si la participation culturelle pourrait aider à expliquer des aspects de la santé et du bien-être qui échappent à une analyse démographique.

18 activités culturelles

Le rapport résume les données sur la participation à des activités artistiques, culturelles et patrimoniales au cours des 12 mois qui ont précédé l’enquête. Les données proviennent de l’Enquête sociale générale de 2010 de Statistique Canada, un sondage téléphonique approfondi auprès d’environ 7 500 Canadiens de 15 ans et plus3. L’Enquête sociale générale de 2010 a interrogé les Canadiens sur 18 différentes activités artistiques, culturelles et patrimoniales :

  • Visiter une galerie d’art publique ou un musée d’art (y compris la fréquentation d’expositions spéciales).
  • Visiter des musées autres que des galeries d’art publiques ou des musées d’art.
  • Assister à un spectacle de théâtre comme une pièce dramatique, un dîner-théâtre ou une comédie.
  • Assister à un concert de musique populaire telle que la musique populaire, rock, jazz, blues, folk ou country.
  • Assister à un concert de musique classique ou symphonique.
  • Assister à un festival culturel ou artistique (film, fringe, danse, jazz, folk, rock, amuseurs publics ou comédie).
  • Assister à un spectacle de musique, de théâtre ou de danse culturelle ou traditionnelle (ex. peuples autochtones, chinois, ukrainien).
  • Assister à un autre type de spectacle culturel.
  • Visiter un site historique.
  • Visiter un jardin zoologique, un aquarium, un jardin botanique, un planétarium ou un observatoire.
  • Visiter une zone de conservation ou un parc naturel.
  • Lire un journal.
  • Lire une revue.
  • Lire un livre.
  • Aller au cinéma ou à un ciné-parc.
  • Visionner une vidéo.
  • Écouter de la musique téléchargée sur un ordinateur, un lecteur MP3, etc.
  • Écouter de la musique sur CD, cassette, disque audio DVD, disque, etc.

Le rapport définit un participant culturel comme une personne qui a assisté au moins une fois à une activité culturelle pertinente en 20104. Il s’agit d’un seuil minimum de participation culturelle, puisque des expériences culturelles répétées (ou qui intéressent profondément) peuvent générer des connexions sociales très solides. De plus, de nombreuses activités culturelles n'ont pas d’objectifs sociaux explicites. De fait, une étude américaine a démontré que « plus les gens déclaraient avoir assisté à des activités culturelles, plus leur santé autodéclarée était meilleure5 ».

Enfin, d’autres activités culturelles n’ont pas des objectifs sociaux explicites et peuvent donc avoir des effets sociaux limités lorsqu’elles sont comparées aux activités artistiques qui ont un objectif social explicite.

Huit indicateurs de la santé, du bien-être et des connexions sociales

Dans How the Arts Impact Communities, Joshua Guetzkow propose une typologie des effets possibles des arts sur les individus et les communautés, y compris les relations à la santé, au bien-être psychologique, aux habilités interpersonnelles, au capital social ainsi qu’à l’identité et à la fierté communautaire6. Selon Guetzkow, « on dit que les arts améliorent la santé, le bien-être intellectuel, le fonctionnement cognitif, les capacités créatives et le rendement scolaire7. »

La conception de ce rapport de la série Regards statistiques sur les arts est très semblable à des études réalisées aux États-Unis et en Norvège qui ont démontré un lien entre la participation culturelle et la santé, le bien-être, les taux de bénévolat et d’autres indicateurs sociaux :

  • Art-Goers in Their Communities: Patterns of Civic and Social Engagement, National Endowment for the Arts, note de recherche 988. Ce rapport a démontré que « les adultes américains qui fréquentent les musées d’art ou les spectacles artistiques sont beaucoup plus enclins que les non-participants à voter, à faire du bénévolat ou à prendre part à d’autres activités communautaires ».
  • « Are variations in rates of attending cultural activities associated with population health in the United States? », dans BMC Public Health9. Cette étude a trouvé un lien significatif entre les activités culturelles et la santé autodéclarée, même après que l’on ait tenu compte des facteurs démographiques. L’étude note également que « plus les gens déclaraient avoir participé à des activités culturelles, meilleure était leur [santé autodéclarée] ».
  • « Patterns of receptive and creative cultural activities and their association with perceived health, anxiety, depression and satisfaction with life among adults: the HUNT study, Norway », dans la revue Journal of Epidemiology and Community Health10. Cette étude démontre que la participation à des activités culturelles est « associée de façon significative à une bonne santé, à une bonne satisfaction à l’égard de la vie et à des scores peu élevés d’anxiété et de dépression » chez les Norvégiens.

Huit questions de l’Enquête sociale générale de 2010 de Statistique Canada ont été sélectionnées pour jeter de la lumière sur les liens possibles entre la participation culturelle et le bien-être personnel au Canada. Voici la formulation des questions de l’Enquête sociale générale ainsi que les groupements des huit indicateurs sociaux créés pour les analyses :

  1. Santé autodéclarée : « En général, diriez-vous que votre santé est excellente ? très bonne ? bonne ? moyenne ? mauvaise ? » Pour cet indicateur, les répondants qui ont choisi excellente ou très bonne ont été comparés à ceux qui ont choisi bonne, moyenne ou mauvaise.
  2. Santé mentale autodéclarée : « En général, diriez-vous que votre santé mentale est excellente ? très bonne ? bonne ? moyenne ? mauvaise ? ». Pour cet indicateur, les répondants qui ont choisi excellente ou très bonne ont été comparés à ceux qui ont choisi bonne, moyenne ou mauvaise.
  3. Bénévolat : « Au cours des 12 derniers mois, avez-vous fait du bénévolat pour un organisme quelconque ? » Les personnes qui ont répondu oui ont été comparées à celles qui ont répondu non.
  4. Se sentir pris dans une routine quotidienne : « Vous sentez-vous pris dans une routine quotidienne ? » Les personnes qui ont répondu oui ont été comparées à celles qui ont répondu non.
  5. Stress dans la vie quotidienne : « En pensant au niveau de stress dans votre vie, diriez-vous que la plupart de vos journées sont… pas du tout stressantes ? pas tellement stressantes ? …un peu stressantes ? …assez stressantes? …extrêmement stressantes ? » Pour cet indicateur, les personnes qui répondent pas du tout et pas tellement ont été comparées à celles qui ont répondu un peu, assez et extrêmement.
  6. Connaissance de ses voisins : « Diriez-vous que vous connaissez la plupart, un grand nombre, quelques-unes ou aucune personne dans votre voisinage ? » Pour cet indicateur, les personnes qui ont choisi la plupart ou un grand nombre ont été comparées à celles qui ont choisi quelques personnes ou aucune.
  7. Rendre service à un voisin : « Au cours du dernier mois, avez-vous rendu service à un de vos voisins ? » Les personnes qui ont répondu oui ont été comparées à celles qui ont répondu non.
  8. Satisfaction à l’égard de la vie autodéclarée : « Sur une échelle de 1 à 10, quel sentiment éprouvez-vous à l’égard de votre vie, 1 signifiant « très insatisfait » et 10 « très satisfait » ? » Pour cet indicateur, les personnes qui affirment une très forte satisfaction à l’égard de la vie (ex. huit ou plus) ont été comparées à celles qui ont déclaré une satisfaction inférieure à l’égard de la vie (ex. sept ou moins). Comme la moyenne canadienne est 7,6, ceux qui déclarent huit ou plus ont une satisfaction supérieure à la moyenne.

Section 2 : Données exploratoires pour 18 activités artistiques, culturelles ou patrimoniales

Cette section propose un résumé succinct des tabulations recoupées de 18 activités artistiques, culturelles et patrimoniales et huit indicateurs de la santé, du bien-être et de connexions sociales.

En général, ce rapport interprète les résultats « supérieurs » des huit indicateurs de la santé, du bien-être et des connexions sociales de la façon suivante : une fréquence supérieure autodéclarée de très bonne et d’excellente santé ; une fréquence supérieure autodéclarée de très bonne et d’excellente santé mentale ; des taux de bénévolat supérieurs ; des taux inférieurs de se sentir pris dans une routine quotidienne ; une fréquence élevée de niveaux inférieurs de stress ; une incidence supérieure de connaître un grand nombre ou la plupart de ses voisins ; une incidence supérieure d’avoir rendu service à un voisin au cours du mois précédent ; et une fréquence supérieure autodéclarée de très grande satisfaction à l’égard de la vie (note de huit à dix).

Les données détaillées (figurant dans l’annexe) indiquent qu’il y a un lien très marqué entre les activités culturelles et huit indicateurs de la santé et du bien-être :

  • Parmi les 144 tabulations recoupées (soit 18 activités culturelles fois huit indicateurs sociaux), les participants culturels obtiennent de meilleurs résultats que les non-participants dans 123 tabulations (ou 85 %).
  • Certaines des différences entre les participants culturels et les non-participants sont assez minimes. Des tests statistiques (tests t) ont permis de déterminer les différences statistiquement significatives. Les participants culturels ont des résultats significativement supérieurs dans 101 des tabulations recoupées (ou 70 %).
  • Les participants culturels ont des résultats significativement inférieurs sur seulement 10 des tabulations recoupées (ou 7 %). Sept de celles-ci sont reliées au niveau de stress. Autrement dit, les participants à sept activités culturelles ont déclaré des niveaux de stress plus élevés que les non-participants.
  • Les participants de 12 des 18 activités culturelles ont obtenu des résultats considérablement meilleurs sur au moins six des huit indicateurs sociaux. Ces 12 activités culturelles sont : les visites de galerie d’art ; les visites de musées ; l’assistance au théâtre ; l’assistance aux concerts de musique classique ; l’assistance aux concerts de musique populaire ; l’assistance aux spectacles culturels traditionnels ; l’assistance à d’autres types de spectacles ; les visites de sites historiques ; les visites de jardins zoologiques, d’aquariums, de jardins botaniques, de planétariums ou d’observatoires ; les visites de parcs et de zones de conservation ; la lecture de journaux ; et la lecture de revues.

Les plus grandes différences entre les participants culturels et les non-participants sont les plus marquées pour six indicateurs sociaux :

  • Le taux de bénévolat (des résultats significativement meilleurs pour les 18 activités culturelles).
  • La santé mentale autodéclarée (des résultats significativement meilleurs pour les 18 activités culturelles).
  • La santé autodéclarée (des résultats significativement meilleurs pour 17 des 18 activités culturelles).
  • Rendre service à ses voisins (des résultats significativement meilleurs pour 16 des 18 activités culturelles).
  • La satisfaction à l’égard de la vie (des résultats significativement meilleurs pour 13 des 18 activités culturelles).
  • Ne pas se sentir pris dans une routine quotidienne (des résultats significativement meilleurs pour 12 des 18 activités culturelles).

En ce qui concerne la connaissance de ses voisins, il y a des différences statistiquement significatives entre les participants culturels et les non-participants pour sept des 18 activités culturelles. Quant aux onze autres activités culturelles, les participants et les non-participants avaient une connaissance semblable de leurs voisins.

Le seul indicateur social où il y a une association négative à certaines activités culturelles est le niveau de stress. Pour sept activités culturelles, les participants ont des niveaux de stress autodéclarés significativement supérieurs aux niveaux autodéclarés des non-participants. Pour les 11 autres activités culturelles, les participants ont déclaré des niveaux de stress semblables à ceux des non-participants.

Les détails complets des tabulations recoupées se trouvent dans l’annexe de ce rapport.

Les sections suivantes proposent une analyse plus approfondie des liens entre les six activités culturelles suivantes et huit indicateurs sociaux :

  1. Fréquentation des galeries d’art
  2. Assistance au théâtre
  3. Assistance aux concerts de musique classique
  4. Assistance aux concerts de musique populaire
  5. Assistance aux festivals culturels
  6. Lecture de livres

Chacune de ces sections propose également les principales conclusions des modèles statistiques au sujet des liens entre les six activités culturelles et trois indicateurs du bien-être qui étaient des variables clés d’études précédentes dans d’autres pays : la santé autodéclarée ; le bénévolat (au cours de l’année précédente) ; et la satisfaction autodéclarée à l’égard de la vie11.

Les modèles statistiques comprennent des variables démographiques qui seraient significatives selon des statistiques exploratoires et des modèles semblables d’autres pays. Nous avons procédé, en premier lieu, à créer les meilleurs modèles possibles en n’utilisant que des facteurs démographiques12. Par la suite, les six activités artistiques et culturelles ont été ajoutées séparément aux modèles dans le but de découvrir si chacune de ces activités avaient une valeur explicative dans les modèles au-delà des données démographiques. L’objectif n’était pas de trouver des activités culturelles qui créaient les meilleurs modèles généraux possibles des trois indicateurs du bien-être.

Bien que les modèles statistiques puissent fournir une preuve d’un lien entre les activités culturelles et le bien-être, certaines questions au sujet des variables qui pourraient avoir un lien avec les trois indicateurs du bien-être (comme l’effet de la cigarette ou de l’alcool sur la santé) ne figuraient pas dans l’Enquête sociale générale. De plus, il est très difficile de fournir une preuve d’une relation de cause à effet entre les variables dans un modèle statistique en l’absence d’une expérience pour mesurer directement les effets de la culture sur le bien-être personnel.

Pour en savoir plus long sur l’élaboration des modèles statistiques, veuillez consulter le supplément technique de ce rapport (disponible en anglais ci-dessous).

Section 3 : La santé, le bien-être et les connexions sociales des visiteurs de galerie d’art

En 2010, 35,7 % des Canadiens de 15 ans et plus ont visité une galerie d’art ou un musée d’art public, y compris les expositions d’art spéciales. Ceci représente 10,0 millions de Canadiens qui ont visité une galerie d’art au cours de l’année.

Cette section propose une analyse exploratoire des liens entre ces 10 millions de visiteurs de galerie d’art et huit indicateurs sociaux, suivi d’un résumé des conclusions des modèles statistiques au sujet des liens entre les visiteurs de galerie d’art et trois indicateurs du bien-être : la santé, le bénévolat et la satisfaction à l’égard de la vie.

L’analyse exploratoire des données, présentée à la figure 1, indique que la fréquentation des galeries d’art semble avoir un lien avec six des huit indicateurs sociaux. Lorsqu’on les compare à ceux qui n’ont pas visité une galerie d’art en 2010, les visiteurs de galerie d’art ont :

  • Beaucoup plus tendance à se déclarer en très bonne ou en excellente santé (60 % c. 47 %).
  • Beaucoup plus tendance à déclarer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (67 % c. 58 %).
  • Beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (50 % c. 31 %).
  • Moins tendance à se sentir pris dans une routine quotidienne (30 % c. 37 %).
  • Plus tendance à avoir rendu service à un voisin au cours du mois précédent (69 % c. 63 %).
  • Légèrement plus tendance à affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie (62 % c. 58 %).

Ces six différences sont statistiquement significatives.

Les visiteurs de galerie d’art ont à peu près autant tendance que les non-visiteurs à ressentir un niveau de stress peu élevé (37 % c. 38 %) et à connaître la plupart ou un grand nombre de leurs voisins (45 % c. 43 %).

Santé, bien-être et connexions sociales des visiteurs de galerie d'art en 2010

Les visites de galerie d’art sont associées à une meilleure santé et à des taux supérieurs de bénévolat

L’analyse des données exploratoires ci-dessus a démontré que la fréquentation des galeries d’art semble avoir un lien avec six des huit indicateurs sociaux. Toutefois, cette analyse ne fait pas abstraction des variables démographiques. Des modèles de régression des visites de galerie d’art et des trois indicateurs du bien-être (santé, bénévolat et satisfaction à l’égard de la vie) ont donc été créés pour déterminer si la fréquentation des galeries d’art avait un lien avec le bien-être personnel au-delà des facteurs démographiques.

Les modèles statistiques indiquent qu’il y a corrélation entre la fréquentation des galeries d’art et une meilleure santé ainsi que des taux plus élevés de bénévolat, lorsque les facteurs démographiques (comme le niveau d’études, le niveau de revenu, l’âge, la région du pays, le niveau d’activité physique, etc.) sont constants. Le modèle statistique de la satisfaction à l’égard de la vie n’a pas retenu les visites de galerie d’art comme un facteur significatif.

Dans le modèle de la santé, la probabilité que les visiteurs de galerie d’art déclarent avoir une très bonne ou une excellente santé est 35 % supérieure à celle des personnes qui ne fréquentent pas les galeries d’art, même après avoir contrôlé pour les autres facteurs. Les facteurs démographiques significatifs de ce modèle comprennent le niveau d’activité physique, le niveau d’études, le revenu du ménage, l’âge, la région de résidence et le statut de minorité visible du répondant. Ce résultat indique que la fréquentation des galeries d’art est associée à une meilleure santé au-delà des facteurs démographiques.

Les visiteurs de galerie d’art sont 89 % plus enclins à avoir fait du bénévolat au cours de la dernière année que les non-visiteurs, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs. Les facteurs démographiques significatifs dans le modèle comprennent le niveau d’études, le revenu du ménage, la résidence en milieu rural, l’âge, le sexe, la présence d’enfants à la maison et le statut de minorité visible du répondant.

Dans le modèle de la satisfaction à l’égard de la vie, les visiteurs de galerie d’art n’ont pas une tendance significativement plus élevée que les non-visiteurs à se déclarer très satisfaits, lorsque l’on tient compte des autres facteurs dans le modèle. Les facteurs démographiques significatifs comprennent le revenu du ménage, l’âge, le niveau d’activité physique, la présence d’enfants à la maison, la résidence en milieu rural, la langue du ménage et le statut de minorité visible du répondant.

Section 4 : La santé, le bien-être et les connexions sociales des amateurs de théâtre

En 2010, 44,3 % des Canadiens de 15 ans et plus ont assisté à un spectacle de théâtre comme une pièce dramatique, une comédie musicale, un dîner-théâtre ou une comédie (12,4 millions de Canadiens).

Cette section propose une analyse préliminaire des liens entre les 12,4 millions d’amateurs de théâtre et huit indicateurs sociaux, ainsi qu’un résumé des conclusions des modèles statistiques au sujet des liens entre les amateurs de théâtre et trois indicateurs de bien-être : la santé, le bénévolat et la satisfaction à l’égard de la vie.

Comme l’indique la figure 2, l’assistance au théâtre semble avoir un lien avec sept des huit indicateurs sociaux. Si on les compare aux personnes qui ne sont pas allées au théâtre en 2010, les amateurs de théâtre ont :

  • Beaucoup plus tendance à se déclarer en très bonne ou en excellente santé (58 % c. 46  %).
  • Beaucoup plus tendance à déclarer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (67 % c. 57 %).
  • Beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (50 % c. 28 %).
  • Moins tendance à se sentir pris dans une routine quotidienne (30 % c. 38 %).
  • Plus tendance à connaître un grand nombre ou la plupart de leurs voisins (46 % c. 41 %).
  • Plus tendance à avoir rendu service à un voisin au cours du mois précédent (70 % c. 61 %).
  • Plus tendance à affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie (64 % c. 56 %).

Ces sept différences sont toutes statistiquement significatives.

Le pourcentage d’amateurs de théâtre qui se sentent pas du tout ou pas tellement stressés dans leur vie quotidienne est identique à celui des personnes qui ne vont pas au théâtre (38 %).

Santé, bien-être et connexions sociales des amateurs de théâtre en 2010

L’assistance au théâtre est associée à une meilleure santé, au bénévolat et à une grande satisfaction à l’égard de la vie

L’analyse des données exploratoires ci-dessus démontre que l’assistance au théâtre a un lien avec sept indicateurs sociaux. Toutefois, cette analyse ne fait pas abstraction des variables démographiques. Des modèles statistiques ont donc été créés pour examiner en profondeur le lien entre l’assistance au théâtre et trois indicateurs sociaux : la santé, le bénévolat et la satisfaction à l’égard de la vie. Les modèles statistiques indiquent qu’il y a corrélation entre l’assistance au théâtre et trois indicateurs de bien-être, même lorsque les facteurs démographiques (tels que le niveau de scolarité, le niveau de revenu, l’âge, la région du pays, le niveau d’activité physique, etc.) sont constants.

Dans le modèle de la santé, les amateurs de théâtre ont 32 % plus tendance à affirmer qu’ils sont en très bonne ou excellente santé que les gens qui ne vont pas au théâtre, même lorsque l’on tient compte des autres facteurs. Les facteurs démographiques significatifs du modèle comprennent le niveau d’activité physique, l’éducation, le revenu du ménage, l’âge, la région de résidence et le statut de minorité visible du répondant. Ce résultat indique que l’assistance au théâtre a une association avec une meilleure santé au-delà des facteurs démographiques.

Les amateurs de théâtre sont 2,29 fois plus tendance que les non-amateurs à avoir fait du bénévolat au cours de l’année précédente, même après que l’on ait tenu compte des autres facteurs. Les facteurs démographiques significatifs de ce modèle comprennent le niveau d’éducation, le revenu du ménage, l’âge, le sexe, la résidence en milieu rural, la présence d’enfants à la maison, la région du pays et le statut de minorité visible du répondant.

Dans le modèle de la satisfaction à l’égard de la vie, les amateurs de théâtre sont 30 % plus enclins à affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie que les gens qui ne vont pas au théâtre, après que l’on ait tenu compte des autres facteurs. Les facteurs démographiques significatifs comprennent l’éducation, le revenu du ménage, l’âge, le niveau d’activité physique, la présence d’enfants à la maison, la résidence en milieu rural et la langue du ménage.

Section 5 : La santé, le bien-être et les connexions sociales des amateurs de musique classique

En 2010, 12,6 % des Canadiens de 15 ans et plus ont assisté à un concert de musique symphonique ou classique (3,5 millions de personnes).

Cette section propose une analyse exploratoire des liens entre les 3,5 millions d’amateurs de musique classique et huit indicateurs sociaux ainsi qu’un résumé des conclusions des modèles statistiques au sujet des liens entre l’assistance à des concerts de musique classique et trois indicateurs de bien-être : la santé, le bénévolat et la satisfaction à l’égard de la vie.

La figure 3 démontre que l’assistance aux concerts de musique classique semble avoir un lien avec six des huit indicateurs sociaux. Comparativement aux personnes qui ne sont pas allées à un concert de musique classique en 2010, les amateurs de musique classique ont :

  • Plus tendance à se déclarer en très bonne ou en excellente santé (58 % c. 51 %).
  • Plus tendance à déclarer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (67 % c. 61 %).
  • Beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (55 % c. 35 %).
  • Beaucoup moins tendance à se sentir pris dans une routine quotidienne (26 % c. 36 %).
  • Plus tendance à avoir rendu service à un voisin au cours du mois précédent (71 % c. 64 %).
  • Plus tendance à déclarer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie (68 % c. 59 %).

Les six différences ci-dessus sont toutes statistiquement significatives.

Les différences entre les amateurs et les non-amateurs de musique classique ne sont pas statistiquement significatives pour deux indicateurs sociaux :

  • Les amateurs sont légèrement plus enclins à être peu stressés dans leurs vies quotidiennes (42 % c. 37 % qui se sentent pas du tout ou pas tellement stressés).
  • Les amateurs sont légèrement plus enclins à connaître un grand nombre ou la plupart de leurs voisins (47 % c. 43 %).

Santé, bien-être et connexions sociales des amateurs de musique classique en 2010

L’assistance aux concerts de musique classique est associée à des taux élevés de bénévolat et à une grande satisfaction à l’égard de la vie

L’analyse des données exploratoires ci-dessus a démontré que l’assistance aux concerts de musique classique semble avoir un lien avec six des huit indicateurs sociaux. Toutefois, cette analyse ne fait pas abstraction des variables démographiques. Des modèles de régression de l’assistance aux concerts de musique classique et des trois indicateurs du bien-être (santé, bénévolat et satisfaction à l’égard de la vie) ont donc été créés pour déterminer si cette assistance est associée au bien-être personnel au-delà des facteurs démographiques.

Les modèles statistiques indiquent qu’il y corrélation entre l’assistance aux concerts de musique classique et des taux élevés de bénévolat et une grande satisfaction à l’égard de la vie, même lorsque tous les facteurs démographiques (tels que le niveau d’études, le niveau de revenu, l’âge, la région du pays, le niveau d’activité physique, etc.) sont constants. Le modèle statistique de la santé n’a pas retenu l’assistance aux concerts de musique classique comme un facteur significatif.

Le modèle de la santé a révélé que les amateurs de musique classique n’avaient pas une probabilité significativement plus élevée que les non-amateurs de se déclarer en très bonne ou en excellente santé, une fois que l’on ait tenu compte de tous les facteurs démographiques du modèle. Des facteurs démographiques significatifs comprennent le niveau d’activité physique, le niveau de scolarité, le revenu du ménage, l’âge, la région de résidence et le statut de minorité visible du répondant.

Quant au bénévolat, les amateurs de musique classique one une probabilité 86 % plus élevée que les non-amateurs d’avoir fait du bénévolat au cours de l’année précédente, même après avoir tenu compte des autres facteurs. Les facteurs démographiques significatifs de ce modèle comprennent le niveau d’études, le revenu du ménage, la résidence en milieu rural, l’âge, le sexe, le fait d’avoir des enfants à la maison et le statut de minorité visible du répondant.

Les amateurs de musique classique sont 29 % plus enclins à faire état d’une très grande satisfaction à l’égard de la vie que les non-amateurs, même lorsque l’on tient compte de tous les autres facteurs. Les facteurs démographiques significatifs du modèle comprennent le revenu du ménage, l’âge, le niveau d’activité physique, la présence d’enfants à la maison, la résidence en milieu rural, la langue du ménage, le statut de minorité visible du répondant et le niveau d’études. Ce résultat indique que l’assistance aux concerts de musique classique est associée à une grande satisfaction à l’égard de la vie au-delà des facteurs démographiques.

Section 6 : La santé, le bien-être et les connexions sociales des amateurs de musique populaire

En 2010, 39,4 % des Canadiens de 15 ans et plus ont assisté à un concert de musique populaire, soit de pop/rock, jazz, blues, folk ou country (11,1 millions de personnes).

Dans cette section, une analyse préliminaire des liens entre les 11,1 millions d’amateurs de musique populaire et huit indicateurs sociaux est suivie d’un résumé des conclusions des modèles statistiques au sujet des liens entre la musique populaire et trois indicateurs de bien-être : la santé, le bénévolat et la satisfaction à l’égard de la vie.

La figure 4 démontre que l’assistance à des concerts de musique populaire semble avoir un lien avec sept des huit indicateurs sociaux. Lorsqu’on les compare aux personnes qui ne vont pas à des concerts de musique populaire, les gens qui y vont :

  • Ont beaucoup plus tendance à se déclarer en très bonne ou en excellente santé (58 % c. 48 %).
  • Ont plus tendance à déclarer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (66 % c. 59 %).
  • Ont beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (47 % c. 32 %).
  • Sont moins enclins à se sentir pris dans une routine quotidienne (31 % c. 36 %).
  • Ont plus tendance à avoir rendu service à un voisin au cours du mois précédent (69 % c. 63 %).
  • Ont légèrement tendance à affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie (62 % c. 58 %).

D’autre part, les amateurs de musique classique sont moins enclins que les non-amateurs à se sentir peu stressés dans leur vie quotidienne (35 % c. 40 % se disent très peu ou pas stressés).

Les sept différences ci-dessus sont toutes statistiquement significatives.

Un pourcentage semblable d’amateurs et de non-amateurs de musique populaire affirment connaître un grand nombre ou la plupart de leurs voisins (45 % c. 42 %).

Santé, bien-être et connexions sociales des amateurs de musique populaire en 2010

L’assistance aux concerts de musique populaire est associée à une meilleure santé, au bénévolat et à une grande satisfaction à l’égard de la vie

L’analyse des données exploratoires ci-dessus indique que l’assistance aux concerts de musique populaire a un lien manifeste (et positif) avec six des huit indicateurs sociaux. Toutefois, cette analyse ne fait pas abstraction des variables démographiques. Des modèles statistiques ont donc été créés pour examiner en profondeur la relation entre l’assistance aux concerts de musique populaire et trois indicateurs sociaux : la santé, le bénévolat et la satisfaction à l’égard de la vie. Ces modèles statistiques indiquent qu’il y a corrélation entre l’assistance aux concerts de musique populaire et les trois indicateurs de bien-être, même lorsque les facteurs démographiques (tels que le niveau d’études, le niveau de revenu, l’âge, la région du pays, le niveau d’activité physique, etc.) sont constants.

Dans le modèle statistique de la santé, les amateurs de musique populaire ont une probabilité 23 % plus élevée que les non-amateurs de se déclarer en très bonne ou en excellente santé, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs. Les facteurs démographiques significatifs du modèle comprennent le niveau d’activité physique, le niveau d’études, le revenu du ménage, l’âge, la région de résidence et le statut de minorité visible du répondant. Ce résultat indique que l’assistance aux concerts de musique populaire est associée à une meilleure santé au-delà des facteurs démographiques.

Les amateurs de musique populaire sont 64 % plus enclins que les non-amateurs à avoir fait du bénévolat au cours de l’année précédente, même lorsque les autres facteurs sont constants. Les facteurs démographiques significatifs du modèle comprennent le niveau d’études, le revenu du ménage, l’âge, le sexe, la résidence en milieu rural, le fait d’avoir des enfants à la maison, la région du pays et le statut de minorité visible du répondant.

Dans le modèle de la satisfaction à l’égard de la vie, les amateurs de musique populaire ont une probabilité 18 % plus élevée que les non-amateurs d’affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie, après que l’on ait tenu compte des autres facteurs dans le modèle. Les facteurs démographiques significatifs comprennent le niveau d’études, le revenu du ménage, l’âge, le niveau d’activité physique, la présence d’enfants à la maison, la résidence en milieu rural et la langue du ménage.

Section 7 : La santé, le bien-être et les connexions sociales des amateurs de festivals culturels

En 2010, 37,2 % de la population de 15 ans et plus a assisté à un festival culturel ou artistique (film, fringe, danse, jazz, folk, rock, amuseurs publics ou comédie) (10,4 millions de personnes).

Dans cette section, une analyse préliminaire des liens entre les 10,4 millions d’amateurs de festivals culturels et huit indicateurs sociaux est suivie d’un résumé des conclusions des modèles statistiques des liens entre l’assistance aux festivals culturels et trois indicateurs du bien-être : la santé, le bénévolat et la satisfaction à l’égard de la vie.

La figure 5 démontre que l’assistance aux festivals culturels a un lien manifeste avec cinq des huit indicateurs sociaux. Lorsqu’on les compare aux personnes qui n’ont pas assisté à un festival culturel en 2010, les personnes qui y sont allées :

  • Ont légèrement plus tendance à se déclarer en très bonne ou en excellente santé (56 % c. 49 %).
  • Sont un peu plus enclines à affirmer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (64 % c. 60 %).
  • Ont beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (48 % c. 32 %).
  • Sont plus enclines à avoir rendu service à un voisin au cours du mois précédent (70 % c. 62 %).

D’autre part, les amateurs de festivals culturels sont légèrement moins enclins que les non-amateurs à ressentir de faibles niveaux de stress dans leur vie quotidienne (35 % c. 40 % des répondants s’estimant pas du tout ou pas tellement stressés).

Les cinq différences ci-dessus sont toutes statistiquement significatives.

Les amateurs et non-amateurs de festivals culturels ont une probabilité semblable de déclarer ressentir une très grande satisfaction à l’égard de la vie (62 % c. 59 %), de se sentir pris dans une routine quotidienne (33 % c. 35 %), et de connaître une grand nombre ou la plupart de leurs voisins (44 % c. 43 %). Ces différences ne sont pas statistiquement significatives.

Santé, bien-être et connexions sociales des amateurs de festivals culturels en 2010

L’assistance aux festivals culturels est associée à une meilleure santé, au bénévolat et à une grande satisfaction à l’égard de la vie

L’analyse des données exploratoires ci-dessus démontre que l’assistance aux festivals culturels a un lien manifeste (et positif) avec quatre des huit indicateurs sociaux. Toutefois, cette analyse ne fait pas abstraction des variables démographiques. Des modèles statistiques ont donc été créés pour examiner en profondeur la relation entre l’assistance aux festivals culturels et les trois indicateurs du bien-être : la santé, le bénévolat et la satisfaction à l’égard de la vie. Ces modèles statistiques indiquent que l’assistance aux festivals est en corrélation avec les trois indicateurs de bien-être, même lorsque les facteurs démographiques (tels que le niveau d’études, le niveau de revenu, l’âge, la région du pays, le niveau d’activité physique, etc.) sont constants.

Dans le modèle statistique de la santé, les amateurs de festivals culturels ont une probabilité 14 % plus élevée que les non-amateurs de se déclarer en très bonne ou en excellente santé, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs. Les facteurs démographiques significatifs du modèle comprennent le niveau d’activité physique, le niveau d’études, le revenu du ménage, l’âge, la région de résidence et le statut de minorité visible du répondant. Ce résultat indique que l’assistance aux festivals est associée à une meilleure santé au-delà des facteurs démographiques.

Les amateurs de festivals sont deux fois plus enclins que les non-amateurs à avoir fait du bénévolat au cours de l’année précédente, même lorsque l’on tient compte des autres facteurs. Les facteurs démographiques significatifs du modèle comprennent le niveau d’études, le revenu du ménage, l’âge, le sexe, la résidence en milieu rural, le fait d’avoir des enfants à la maison, la région du pays et le statut de minorité visible du répondant.

Dans le modèle de la satisfaction à l’égard de la vie, les amateurs de festivals culturels ont une probabilité 25 % plus élevée que les non-amateurs d’affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie, après que l’on ait tenu compte des autres facteurs dans le modèle. Les facteurs démographiques significatifs comprennent le niveau d’études, le revenu du ménage, l’âge, le niveau d’activité physique, la présence d’enfants à la maison, la résidence en milieu rural et la langue du ménage.

Section 8 : La santé, le bien-être et les connexions sociales des lecteurs de livres

En 2010, 75,7 % des Canadiens de 15 ans ou plus ont lu au moins un livre (21,3 millions de Canadiens).

Dans cette section, une analyse préliminaire des liens entre les 21,3 millions de lecteurs de livres et huit indicateurs sociaux est suivie d’un résumé des conclusions des modèles statistiques des liens entre la lecture de livres et trois indicateurs du bien-être : la santé, le bénévolat et la satisfaction à l’égard de la vie.

L’analyse de données exploratoires, présentée à la figure 6, démontre que la lecture de livres a un lien manifeste avec cinq des huit indicateurs sociaux. Lorsqu’on les compare aux gens qui n’ont pas lu de livres en 2010, les lecteurs de livres ont :

  • Beaucoup plus tendance à se déclarer en très bonne ou excellente santé (54 % c. 44 %).
  • Plus tendance à affirmer avoir une très bonne ou excellente santé mentale (63 % c. 56 %).
  • Beaucoup plus tendance à faire du bénévolat (42 % c. 26 %).
  • Moins tendance à se sentir pris dans une routine quotidienne (33 % c. 39 %).
  • Un peu plus tendance à affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie (61 % c. 57 %).

Les cinq différences ci-dessus sont toutes statistiquement significatives.

Une proportion semblable de lecteurs de livres et de non-lecteurs connaissent un grand nombre ou la plupart de leurs voisins (44 % c. 42 %) ou ont rendu service à un voisin au cours du mois précédent (66 % c. 64 %). De plus, les lecteurs de livres sont légèrement plus enclins à ressentir un faible niveau de stress (39 % c. 36 %). Ces différences ne sont pas statistiquement significatives.

Santé, bien-être et connexions sociales des lecteurs de livre en 2010

La lecture de livres est associée à une meilleure santé, au bénévolat et à une grande satisfaction à l’égard de la vie

L’analyse des données exploratoires ci-dessus démontre que la lecture de livres a un lien manifeste (et positif) avec cinq des huit indicateurs sociaux. Toutefois, cette analyse ne fait pas abstraction des variables démographiques. Des modèles statistiques ont donc été créés pour examiner en profondeur la relation entre la lecture de livres et les trois indicateurs du bien-être : la santé, le bénévolat et la satisfaction à l’égard de la vie. Ces modèles statistiques indiquent que la lecture de livres est en corrélation avec les trois indicateurs de bien-être, même lorsque les facteurs démographiques (tels que le niveau d’études, le niveau de revenu, l’âge, la région du pays, le niveau d’activité physique, etc.) sont constants.

Dans le modèle statistique de la santé, les lecteurs de livres ont une probabilité 28 % plus élevée que les non-lecteurs de se déclarer en très bonne ou en excellente santé, même lorsqu’on tient compte des autres facteurs. Les facteurs démographiques significatifs du modèle comprennent le niveau d’activité physique, le niveau d’études, le revenu du ménage, l’âge, la région de résidence et le statut de minorité visible du répondant. Ce résultat indique que la lecture de livres est associée à une meilleure santé au-delà des facteurs démographiques.

Les lecteurs de livres sont 74 % plus enclins que les non-lecteurs à avoir fait du bénévolat au cours de l’année précédente, même lorsque tous les autres facteurs sont constants. Les facteurs démographiques significatifs du modèle comprennent le niveau d’études, le revenu du ménage, l’âge, le sexe, la résidence en milieu rural, la présence d’enfants à la maison, la région du pays et le statut de minorité visible du répondant.

Dans le modèle de la satisfaction à l’égard de la vie, les lecteurs de livres ont une probabilité 15 % plus élevée que les non-lecteurs d’affirmer avoir une très grande satisfaction à l’égard de la vie, après que l’on ait tenu compte des autres facteurs dans le modèle. Les facteurs démographiques significatifs comprennent le niveau d’études, le revenu du ménage, l’âge, le niveau d’activité physique, la présence d’enfants à la maison, la résidence en milieu rural et la langue du ménage.

Annexe : Tableau

Indicateurs de la santé, du bien-être et des connexions sociales des participants et non-participants à 18 activités artistiques, culturelles et patrimoniales en 2010

Note : « x » désigne des différences statistiquement significatives.

Toutes les données ont été analysées par Hill Stratégies selon l’Enquête sociale générale de 2010 de Statistique Canada

Indicateurs de la santé, du bien-être et des connexions sociales des participants et non-participants à 18 activités artistiques, culturelles et patrimoniales en 2010

  • 1. Voir Assessing the Intrinsic Impacts of a Live Performance d’Alan S. Brown et Jennifer L. Novak, WolfBrown, janvier 2007, Arts de la scène : publics, marchés et motivation de Kelly Hill, Hill Stratégies Recherche Inc., février 2012, et Creative Trust Audience Engagement Survey, Creative Trust for Arts & Culture, décembre 2010 pour une exploration des motivations des participants et des avantages tirés des activités culturelles.
  • 2. Voir, par exemple, Literature Review on the Value and Benefits of Performing Arts Presentation, Inga Petri, étude sur l’importance de la diffusion (Strategic Moves et CAPACOA), 2012, Developing and Revitalizing Rural Communities through Arts and Culture, Creative City Network of Canada, 2009 et Art and Wellbeing, Deborah Mills et Paul Brown, Australia Council for the Arts, 2004.
  • 3. En 2010, il y a eu 7 502 répondants aux questions culturelles. L’analyse des données de 2010 dans ce rapport est basé sur l’Enquête sociale générale, cycle 24: Bien-être et stress lié au manque de temps, 2010 : fichier de microdonnées à grande diffusion de Statistique Canada. Les calculs, les utilisations et les interprétations relèvent entièrement de Hill Stratégies.
  • 4. Toutes les données dans ce rapport ont été ajustées pour les non-réponses. Ceci signifie que les réponses « Je ne sais pas » ou « Aucune réponse » sont exclues des résultats. La supposition implicite est que les personnes qui n’ont pas répondu ou qui ont accroché avant de compléter le sondage ont participé aux activités culturelles et patrimoniales dans la même proportion que celles qui ont répondu.
  • 5. Anna V Wilkinson et al., « Are variations in rates of attending cultural activities associated with population health in the United States? », BMC Public Health, 2007, 7:226, http://www.biomedcentral.com/1471-2458/7/226.
  • 6. How the Arts Impact Communities: An introduction to the literature on arts impact studies, préparé par Joshua Guetzkow pour Taking the Measure of Culture Conference, Université Princeton, 7 et 8 juin 2002, page 4.
  • 7. Ibid, page 10.
  • 8. Produit par Bonnie Nichols, octobre 2009. Voir aussi Volunteering and Performing Arts Attendance: More Evidence from the SPPA, Bonnie Nichols, National Endowment for the Arts, note de recherche 94.
  • 9. Anna V Wilkinson et al., BMC Public Health, 2007, 7:226, http://www.biomedcentral.com/1471-2458/7/226.
  • 10. Koenraad Cuypers et al., Journal of Epidemiology and Community Health, 2012, août ; 66(8) : 698-703. http://jech.bmj.com/content/early/2011/05/04/jech.2010.113571.
  • 11. Une structure dichotomique a été créée pour chacune de ces variables. Pour la santé autodéclarée, les réponses « excellente » et « très bonne » ont été séparées et comparées aux réponses « bonne », « moyenne » et « mauvaise ». Le bénévolat est une variable oui/non. La satisfaction autodéclarée à l’égard de la vie a été groupée selon les réponses très élevées (huit et plus) et moins élevées (sept ou moins).
  • 12. Les facteurs démographiques examinés dans les modèles sont : le niveau d’études, le revenu du ménage, le groupe d’âge, le sexe, la présence d’enfants à la maison (oui/non), la région (Colombie-Britannique, Prairies, Ontario, Québec, provinces de l’Atlantique), la résidence en milieu rural ou urbain, la langue du ménage, l’origine autochtone (oui/non), le statut de minorité visible (oui/non), le statut d’immigrant (oui/non) et l’activité physique au cours de la semaine précédente (moins de trois jours, 3-5 jours, 6-7 jours).
Rapport complet
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Résumé / autres ressources
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Communiqué
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