Lecture des auteurs canadiens au Canada anglais : Dans quelle mesure les anglophones canadiens désirent-ils lire des ouvrages canadiens ?

(Canadians Reading Canadians – How interested are Canadians in reading Canadian content?)

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Basé sur un sondage auprès de 1 005 Canadiens anglophones de 18 ans et plus qui ont acheté un livre au cours du mois précédent le sondage (qui s’est déroulé de juillet à septembre 2012), ce rapport constate que seulement 24 % d’entre eux savaient qu’ils avaient lu un ouvrage d’un auteur canadien au cours de la dernière année. En tout, 43 % des acheteurs anglophones de livres n’étaient pas sûrs s’ils avaient lu un ouvrage d’un auteur canadien, tandis que 34 % ont indiqué qu’ils pouvaient affirmer qu’ils n’avaient pas lu d’ouvrage d’un auteur canadien au cours de l’année précédente.

Lorsqu’on compare les résultats à ceux d’un sondage quasi identique réalisé en 2002, on constate qu’il y a eu un recul considérable du pourcentage de personnes sondées qui savaient qu’elles avaient lu un ouvrage d’un auteur canadien. (Le texte du rapport indique que le pourcentage de 2002 était de 41 %, mais les tableaux qui accompagnent le rapport semblent indiquer un taux d’environ 48 %. Ces deux pourcentages sont tous deux beaucoup plus élevés que le taux de 24 % en 2012.) Par contre, le nombre de personnes sondées qui ne savaient pas si elles avaient lu un ouvrage canadien au cours de l’année précédente a beaucoup augmenté entre les deux années du sondage (19 % en 2002, 43 % en 2012).

Le sondage a également voulu savoir si on avait lu un livre sur un sujet canadien au cours de l’année précédente :

  • Environ 22 % des anglophones acheteurs de livres savaient qu’ils avaient lu un livre sur un sujet canadien au cours de l’année précédente, soit moins de la moitié des 45 % à le savoir en 2002.
  • Environ 51 % savaient qu’ils n’avaient pas lu de livre sur un sujet canadien au cours de l’année précédente, ce qui est grosso modo semblable aux quelque 46 % qui le savaient en 2002.
  • Environ 27 % ne savaient pas s’ils avaient lu ou non un livre sur un sujet canadien, soit trois fois plus qu’en 2002, où ils n’étaient qu’environ 9 % à ne pas le savoir.

Le rapport indique qu’« il y a une forte corrélation entre le niveau d’études et le revenu et le fait d’avoir lu ou non un livre d’un auteur canadien ou sur un sujet canadien au cours de l’année précédente ». Il n’y avait presque pas de différences dans les résultats selon la région du pays.

Malgré les niveaux relativement faibles de lecture d’ouvrages canadiens anglais, 70 % des personnes sondées ont indiqué qu’elles étaient au moins modérément impressionnées par les auteurs canadiens. Toutefois, lorsqu’on leur a demandé de nommer un auteur canadien, 69 % des personnes sondées n’ont pas pu le faire (en progression sur les 52 % en 2002). Celles qui ont pu nommer un auteur canadien ont surtout nommé Margaret Atwood (21 %) et Farley Mowat (environ 6 %). Parmi les autres auteurs mentionnés par 1 % à 3 % des personnes sondées, on retrouve Pierre Berton, Robert Munsch, Lucy Maud Montgomery, Alice Munro, et Linwood Barclay.

Le rapport confirme également qu’il y a beaucoup d’intérêt pour les livres canadiens anglais : « 76 % des répondants se disent avoir un peu ou beaucoup l’intention de lire des livres d’auteurs canadiens, et 75 % estiment qu’ils sont un peu ou beaucoup intéressés par des sujets canadiens ». Le rapport fait état des obstacles à la découverte et à la notoriété des ouvrages canadiens, précisant qu’il semble y avoir « une méconnaissance des auteurs canadiens, ainsi qu’une absence possible d’information d’identification sur les produits ou dans les magasins (virtuels et réels) signalant que l’auteur est canadien. »

On trouvera un résumé du rapport sur le site de BookNet Canada (http://www.booknetcanada.ca/blog/2013/4/4/what-canadians-think-about-canadian-books.html) où l’on peut également acheter l’étude (19,95 $). Ce rapport a été préparé dans le cadre d’une initiative plus vaste de BookNet Canada, The Canadian Book Consumer 2012.

Summary: 

Basé sur un sondage auprès de 1 005 Canadiens anglophones de 18 ans et plus qui ont acheté un livre au cours du mois précédent le sondage (qui s’est déroulé de juillet à septembre 2012), ce rapport constate que seulement 24 % d’entre eux savaient qu’ils avaient lu un ouvrage d’un auteur canadien au cours de la dernière année. En tout, 43 % des acheteurs anglophones de livres n’étaient pas sûrs s’ils avaient lu un ouvrage d’un auteur canadien, tandis que 34 % ont indiqué qu’ils pouvaient affirmer qu’ils n’avaient pas lu d’ouvrage d’un auteur canadien au cours de l’année précédente.