Le temps l’emporte sur l’argent pour les visiteurs des organismes culturels

(Time Trumps Money for Visitors to Cultural Organizations)

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Ce bref article, qui repose sur diverses sources américaines, maintient que « lorsque les organismes culturels cherchent à attirer des visiteurs, ce n’est pas surtout de l’argent que doivent fournir leurs visiteurs. Ils doivent investir leur temps, ce qui est beaucoup plus compliqué et exigeant que bon nombre de dirigeants s’imaginent. »

Plus de 60 % des Américains de tous les groupes d’âge conviennent que « mon temps est plus précieux que mon argent ». Les taux d’accord sont même plus élevés chez les gens qui assistent à des activités culturelles.

Chez les personnes susceptibles d’assister aux activités d’organismes culturels, « l’emploi du temps est le principal facteur déterminant des visites », suivi de la réputation de l’organisme. Le coût est un des facteurs les moins importants des visites.

Quant aux obstacles à la fréquentation, l’auteure observe que « les obstacles réels basés sur les données aux visites aux organismes culturels (musées, zoos, aquariums, sites historiques, symphonies, théâtre, etc.) sont surtout liés au manque de temps. Le principal obstacle aux visites est la préférence personnelle pour une autre activité de loisir (comprendre : un autre investissement de temps) – et les autres principaux obstacles ont tous à voir avec le temps! Ce sont des problèmes d’accès, l’absence de nouveauté ou de choses à voir, des conflits d’horaire (travail, école, vacances). Le coût arrive quatorzième dans la liste d’obstacles aux visites chez les personnes qui veulent faire des visites, mais qui ne le font pas! »

L’auteure, une consultante en marketing des arts, a aussi publié un article examinant comment intéresser de nouveaux publics diversifiés aux organismes culturels. Dans ce billet, l’auteure maintient que « les organismes doivent cultiver de nouveaux visiteurs parmi trois groupes émergents de publics », soit les milléniaux, « les minorités majoritaires (en général, les personnes aux antécédents ethniques et raciaux qui diffèrent de ceux des visiteurs traditionnels) », et « les publics à la recherche d’un accès abordable ». Pour y arriver, elle encourage les organismes à mettre l’accent sur leur mission, à comprendre leur accessibilité et les obstacles à cet accès, à créer des programmes personnalisés et à faciliter des expériences partagées. Il est extrêmement important, dit-elle, d’« être des lieux de création de connexions à des collections et à d’autres personnes ».

Summary: 

Ce bref article, qui repose sur diverses sources américaines, maintient que « lorsque les organismes culturels cherchent à attirer des visiteurs, ce n’est pas surtout de l’argent que doivent fournir leurs visiteurs. Ils doivent investir leur temps, ce qui est beaucoup plus compliqué et exigeant que bon nombre de dirigeants s’imaginent. »