Indice canadien du mieux-être (2016)

L’Indice canadien du mieux-être (ICM) porte un regard au-delà du principal indicateur économique national (le produit intérieur brut ou PIB) pour tenter de mesurer « les domaines de nos vies qui nous intéressent le plus, comme l’éducation, la santé, l’environnement et les relations que nous avons avec les autres ». L’ICM définit le mieux-être comme « la présence de la meilleure qualité de vie possible dans sa pleine expression qui mise sur les aspects suivants sans pour autant se limiter à ceux-ci : un bon niveau de vie, une bonne santé, un environnement soutenable, des collectivités dynamiques, une population scolarisée, un emploi du temps équilibré, des niveaux élevés de participation à la vie démocratique, et un accès et une participation aux loisirs et à la culture ».

L’ICM suit 64 indicateurs dans huit domaines, dont un nommé « loisirs et culture ». L’indice suit ces indicateurs depuis 1994, année au cours de laquelle il a été établi à 100. L’ICM global a augmenté de 9,9 % entre 1994 et 2014, période au cours de laquelle le PIB a augmenté de 38 %.

Le rapport observe que les loisirs et la culture contribuent au mieux-être individuel et collectif, à la satisfaction de vie et à la qualité de vie. Le domaine loisirs et culture de l’ICM a reculé de 9,3 % entre 1994 et 2014, bien qu’il ait remonté légèrement après avoir atteint son niveau le plus bas en 2011. L’environnement est le seul autre domaine où l’ICM a reculé (de 2,9 %) entre 1994 et 2014.

La santé du domaine loisirs et culture est estimée à l’aide de huit indicateurs, dont cinq portent sur les arts, la culture et le patrimoine. (En guise de comparaison, trois indices de la culture des États-Unis et de l’Angleterre, qui font l’objet de comptes rendus dans ce numéro de Recherches sur les arts, comportent 12, 20 et 81 indicateurs.) Deux principaux indicateurs relatifs à la culture dans le rapport sur l’ICM comprennent également des activités de loisirs : les heures de bénévolat pour les organismes de culture et de loisirs et le pourcentage des dépenses des ménages consacrées à la culture et aux loisirs.

Le rapport indique que « les Canadiens consacrent considérablement moins de leurs revenus à la culture et aux loisirs, soit 15,1 % de moins qu’en 1994, la plupart des réductions ayant eu lieu au cours des années qui ont suivi la récession » (2008-2009). Il faut noter, toutefois, que Hill Stratégies n’a pas comparé les statistiques récentes sur les dépenses des ménages au chapitre de la culture avec les données de 2009 ou antérieures à cause de changements méthodologiques considérables dans l’Enquête sur les dépenses des ménages de Statistique Canada en 2010. Il ne semble pas que les chercheurs de l’ICM aient tenu compte de ces changements à la méthodologie de l’Enquête.

Parmi les indicateurs relatifs à la culture qui ont diminué entre 1994 et 2014, on retrouve le temps consacré à des activités artistiques et culturelles et le nombre moyen d’heures de bénévolat pour des organismes de culture et de loisirs. Deux autres indicateurs relatifs à la culture ont connu des augmentations récentes après des périodes de déclin : l’assistance moyenne aux spectacles sur scène et les visites aux parcs nationaux et aux sites historiques.

Le rapport maintient que « les loisirs doivent être considérés non seulement comme un droit fondamental, mais aussi comme un bien public ». À cet égard, le rapport encourage les gouvernements à assurer « un accès universel aux loisirs et à la culture ».

Summary: 

L’Indice canadien du mieux-être (ICM) porte un regard au-delà du principal indicateur économique national (le produit intérieur brut ou PIB) pour tenter de mesurer « les domaines de nos vies qui nous intéressent le plus, comme l’éducation, la santé, l’environnement et les relations que nous avons avec les autres ». La santé du domaine loisirs et culture est estimée à l’aide de huit indicateurs, dont cinq portent sur les arts, la culture et le patrimoine.