Indice canadien du mieux-être

University of Waterloo, octobre 2012

L’indice canadien du mieux-être « se veut une mesure qui donne une compréhension plus grande et plus vaste des phénomènes environnants. Lorsqu’il est jumelé au [produit intérieur brut], l’indice fournit à la population et aux décideurs un ensemble plus complet de données nécessaires à l’évaluation de notre progrès en tant que société et à la prise de décisions fondées sur des preuves afin de bâtir un avenir juste et viable ».

Selon l’indice, le mieux-être est « la meilleure qualité de vie possible dans sa pleine expression, basée sur les éléments suivants sans nécessairement s’y limiter : niveau de vie agréable, santé robuste, environnement durable, collectivités dynamiques, populations scolarisées, aménagement du temps équilibré, niveau élevé de participation démocratique, et accès et participation à des activités récréatives et culturelles ».

L’indice suit 64 indicateurs dans huit domaines, y compris « les loisirs et la culture ». Le rapport observe que les loisirs et les activités culturelles contribuent à la satisfaction de vivre, à la qualité de vie, au bien-être individuel et collectif ainsi qu’au bien-être de la société dans son ensemble. Cinq des huit indicateurs de loisirs et de culture se rapportent aux arts, à la culture et au patrimoine, mais deux indicateurs clés comprennent également des activités de loisirs (heures consacrées au bénévolat dans les organismes culturels et récréatifs, et pourcentage des dépenses du ménage consacrées aux activités culturelles et récréatives).

L’indice suit ces indicateurs depuis 1994, année où l’indice a été établi à 100. L’indice général pour le Canada a augmenté de 5,7 % entre 1994 et 2010, période au cours de laquelle le produit intérieur brut faisait un bond de 28,9 %. La portion loisirs et culture de l’indice a presque constamment reculé depuis 1998, aboutissant à un déclin global de 7,8 % entre 1994 et 2010. Ce déclin s’est produit en grande partie entre 2008 et 2010 (soit 3,0 % des 7,8 %). Le domaine de l’environnement est le seul autre secteur où l’indice a reculé (de 10,8 %) entre 1994 et 2010.

Dans le domaine des loisirs et de la culture, deux indicateurs ont connu un changement positif (augmentation de l’activité physique et du nombre moyen de nuits à l’extérieur de chez soi lors des vacances). Les indicateurs des visites aux parcs nationaux et aux sites historiques canadiens, de l’assistance moyenne par spectacle à des activités d’arts de la scène, du nombre moyen d’heures consacrées au bénévolat pour des organismes culturels et récréatifs, des dépenses consacrées à des activités culturelles et récréatives, du temps consacré à des activités artistiques et culturelles, et du temps consacré à des activités récréatives sociales ont tous reculé.

La conclusion du rapport au sujet des loisirs et de la culture est que « beaucoup de Canadiennes et de Canadiens ont de telles contraintes de temps qu'ils ne peuvent pas s'adonner à des activités récréatives et culturelles avec leurs amis et les membres de leur famille ».

Summary: 

L’indice canadien du mieux-être « se veut une mesure qui donne une compréhension plus grande et plus vaste des phénomènes environnants. Lorsqu’il est jumelé au [produit intérieur brut], l’indice fournit à la population et aux décideurs un ensemble plus complet de données nécessaires à l’évaluation de notre progrès en tant que société et à la prise de décisions fondées sur des preuves afin de bâtir un avenir juste et viable ». L’indice suit 64 indicateurs dans huit domaines, y compris « les loisirs et la culture ».