Habitudes de dépenses pour les arts de la scène au Canada en 2008

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Basé sur une enquête de Statistique Canada sur les habitudes de dépenses auprès de quelque 10 000 ménages canadiens en 2008, ce rapport examine les variations dans les dépenses au chapitre des arts de la scène entre les ménages, y compris les différences dans les dépenses moyennes et le pourcentage de ménages qui dépensent pour les spectacles sur scène. Il se penche sur « les facteurs comme l'éducation, le revenu, l'âge, le sexe, la présence (ou l'absence) d'enfants dans le ménage, la taille des ménages, la propriété du logement, les handicaps, les ménages ruraux et urbain, ainsi que la province ».

Le rapport constate que les dépenses totales de consommation pour des spectacles sur scène devant public ont franchi le cap de 1,4 milliard de dollars en 2008, soit une moyenne de 108 $ par ménage canadien. Un peu plus d'un tiers (37 %) des ménages canadiens ont dépensé pour des spectacles sur scène en 2008.

Entre 2001 et 2008, les dépenses de consommation totales pour les spectacles sur scène ont augmenté de 49 % (après correction pour l'inflation). Au cours de cette période, le pourcentage des ménages canadiens qui ont dépensé pour des spectacles sur scène n'a presque pas changé (36 % en 2001 et 37 % en 2008). Le rapport indique que « pendant les deux années observées [2001 et 2008], dans chaque niveau de revenu, au moins le même pourcentage de ménages a dépensé pour des spectacles sur scène ».

Le rapport compare les données sur les dépenses pour des spectacles sur scène aux autres activités à base de présence comme des événements sportifs devant public. Au plan des dépenses totales, les 1,4 milliard de dollars consacrés aux spectacles artistiques sur scène étaient plus de deux fois plus élevés que le montant dépensé pour des événements sportifs (645 millions) en 2008. Bien que 37 % des ménages aient dépensé pour des spectacles sur scène, seulement 17 % des ménages ont dépensé pour des événements sportifs. Parmi les ménages à faible revenu, 15 % ont dépensé pour des spectacles sur scène et 4 % pour des événements sportifs. Parmi les ménages à faible revenu qui ont dépensé pour l'un ou l'autre de ces activités, les dépenses pour les spectacles artistiques étaient 34 % supérieures à celles pour les événements sportifs (166 $ contre 124 $).

Le rapport tente d'aider les organismes des arts de la scène à mieux cibler leur marketing en comparant les tendances des dépenses des ménages à revenu élevé pour des arts de la scène (200 $ ou plus) à celles des ménages qui ont dépensé peu ou pas du tout à ce chapitre en 2008. Les ménages qui dépensent le plus ont des dépenses particulièrement élevées pour les droits d'entrée aux musées et aux activités patrimoniales, les œuvres d'art, sculptures et autres articles décoratifs, les livres, les droits d'entrée au cinéma, les biens et services photographiques, les magazines, les périodiques et les journaux. En se basant sur ces données, le rapport suggère que les organismes des arts de la scène peuvent personnaliser leurs stratégies de marketing et leurs messages pour cibler d'autres participants culturels, notamment les gens qui fréquentent les musées ainsi que les acheteurs d'œuvres d'art et de livres.

Les données du rapport indiquent également que les gens qui dépensent le plus pour les arts de la scène dépensent plus de quatre fois plus pour des événements sportifs devant public que les gens qui dépensent peu ou pas du tout pour les arts de la scène. Le rapport suggère que le marketing des arts de la scène pourrait également cibler les amateurs d'événements sportifs.

Le rapport cherche à aider les organismes des arts de la scène à rechercher des commandites en fournissant des renseignements sur les habitudes de dépenses non culturelles des ménages qui dépensent beaucoup pour les spectacles artistiques. Il constate que, comparativement à ceux qui dépensent peu ou pas pour des spectacles artistiques, les ménages qui ont dépensé au moins 200 $ à ce chapitre avaient également des dépenses beaucoup plus élevées pour des biens et services non culturels, incluant :

  • Services financiers (plus de deux fois plus).
  • Contributions à l'épargne-retraite et aux caisses de retraite (près de deux fois plus).
  • Restaurants (dépenses moyennes pour la consommation de nourriture dans des restaurants 85 % plus élevées et plus du double des dépenses moyennes consacrées à la consommation de boissons alcoolisées dans des restaurants).
  • Fournitures de jardinage (plus du double).
  • Dépenses pour des animaux domestiques (72 % plus élevées).
  • Hôtels et autres formules d'hébergement en voyage (près du triple).
  • Transport interurbain (plus du double).
  • Bicyclettes (plus du double).
  • Vêtements (88 % plus élevées).
  • Ameublement (86 % plus élevées).
  • Équipement informatique et fournitures (81 % plus élevées).

Enfin, le rapport affirme que le niveau d'études, la province de résidence, la taille de la municipalité et les handicaps sont des facteurs qui influent sur les dépenses pour les arts de la scène. D'autre part, « les facteurs démographiques qui n'ont pas d'effet important sur les dépenses pour les arts de la scène sont la présence d'enfants dans le ménage, la taille du ménage, l'âge et le sexe du répondant à l'enquête ».

Summary: 

Basé sur une enquête de Statistique Canada sur les habitudes de dépenses auprès de quelque 10 000 ménages canadiens en 2008, ce rapport examine les variations dans les dépenses au chapitre des arts de la scène entre les ménages, y compris les différences dans les dépenses moyennes et le pourcentage de ménages qui dépensent pour les spectacles sur scène. Le rapport constate que les dépenses totales de consommation pour des spectacles sur scène devant public ont franchi le cap de 1,4 milliard de dollars en 2008, soit une moyenne de 108 $ par ménage canadien. Entre 2001 et 2008, les dépenses de consommation totales pour les spectacles sur scène ont augmenté de 49 % (après correction pour l'inflation).

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