Explorer la relation longitudinale entre la participation aux arts et la santé

(Exploring the Longitudinal Relationship Between Arts Engagement and Health)

Cet article propose un examen détaillé de quinze rapports sur « l’effet de la participation aux arts – en tant que membre du public ou praticien – sur la santé physique et psychologique au fil des années » et conclut que « l’on constate en général que la participation aux arts a un effet positif sur la physiologie humaine, ce qui améliore la santé et la qualité de vie ». Neuf des quinze rapports proviennent de Suède, cinq de Finlande, un de Norvège et un de Grande-Bretagne.

Voici quelques-unes des conclusions des 15 rapports :

  • Il est possible qu’il y ait une connexion bénéfique entre la participation à des activités culturelles et la longévité : les personnes qui participent le moins à des activités culturelles ont un « risque de mortalité 60 % plus élevé ».
  • En milieu urbain, « les personnes qui assistent rarement à des événements culturels ont un taux de mortalité par cancer plus élevé que les personnes qui assistent souvent à ces activités ».
  • Les personnes qui assistent souvent à des activités culturelles (ainsi que celles qui ont augmenté leurs fréquentations culturelles) affirment être en meilleure santé que les autres répondants. Toutefois, « le fait de faire de la musique ou de lire n’a pas d’effet significatif sur l’évaluation de son état de santé ».
  • Les gens qui participent à des activités de création (comme la peinture ou le dessin) et celles qui assistent à des événements culturels ont un risque inférieur de démence.

Parmi les mécanismes ayant la possibilité de relier la participation aux arts avec une amélioration de la santé, on retrouve le capital social, les effets cognitifs (possiblement de nature neurale), l’enrichissement du milieu grâce à des activités culturelles et la récupération à la suite d’un stress professionnel.

Cet examen documentaire fait état de certaines faiblesses des études, notamment des regroupements parfois assez généraux d’activités culturelles (plutôt que de préciser des formes particulières d’engagement envers les arts), des définitions différentes de l’engagement envers les arts (consommation passive, assistance ou participation à la création, participation individuelle ou sociale), ainsi que la possibilité d’une causalité inverse (c’est-à-dire, « la possibilité que la santé ait un effet sur la participation aux arts plutôt que le contraire »). Bien que peu d’études fassent mention de résultats négatifs, le rapport signale « des effets possiblement nuisibles de la participation aux arts » comme perdre le contact avec la réalité et un comportement asocial.

Le rapport conclut en évaluant la possibilité d’utiliser ou de développer certains sondages et ensembles de données du Royaume-Uni afin d’examiner les relations à long terme entre les arts et la santé.

Summary: 

Cet article propose un examen détaillé de quinze rapports sur « l’effet de la participation aux arts – en tant que membre du public ou praticien – sur la santé physique et psychologique au fil des années » et conclut que « l’on constate en général que la participation aux arts a un effet positif sur la physiologie humaine, ce qui améliore la santé et la qualité de vie ».