Ce n’est pas que l’argent : Comment la finance sociale peut rendre le secteur des arts résilient

(More than Money: How social finance can build resilience in the arts sector)

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Observant que « les outils de finance sociale donnent aux investisseurs la possibilité de financer des projets qui ont un rendement économique et un dividende social », ce rapport donne un aperçu de la littérature existante sur la finance sociale et son intérêt pour le secteur des arts.

Un des principaux thèmes du rapport est que jusqu’à présent, la finance sociale n’a pas souvent été envisagée comme solution pour les arts et la culture. Ainsi, « la majorité de la littérature sur la finance sociale ne s’est pas intéressée spécifiquement aux arts et à la culture en tant que catégorie d’investissement possible ». Les projets actuels de financement social dans le secteur des arts sans but lucratif prennent le plus souvent la forme de prêts remboursables. Le rapport présente des exemples canadiens ainsi que l’expérience de l’Arts Impact Fund au Royaume-Uni.

Malgré l’absence relative de finance sociale pour les arts au Canada, les auteurs croient à son potentiel comme solution novatrice « au problème persistant des ressources financières ». Selon les auteurs, l’introduction de la finance sociale présente cinq occasions de première importance pour les organismes artistiques :

  • « Augmenter les revenus, ou aider l’organisme à “agrandir la tarte” »
  • « Bâtir des capacités financières et organisationnelles »
  • « Développer la résilience »
  • « Contribuer à l’argument en faveur des avantages sociaux des arts »
  • « Renforcer les liens avec le vaste secteur sans but lucratif et d’impact social »

Dans la finance sociale, les résultats financiers et sociaux doivent être « mesurables et tangibles ». Le rapport indique qu’il s’agit d’un important défi, puisqu’il « oblige les organismes artistiques à se doter d’un outil robuste pour mesurer l’impact des arts et de la culture et pour mettre de l’avant le bien public qu’ils produisent ».

Malgré le potentiel de la finance sociale, les auteurs indiquent que « ce n’est pas une solution magique pour les difficultés financières du secteur sans but lucratif, et ce n’est pas une solution miracle aux problèmes sociaux de la société ». Voici deux des principales conclusions du rapport :

  • « Une augmentation de la visibilité des arts comme secteur où on peut investir et une meilleure coordination entre les différents intervenants sont les facteurs essentiels au développement d’investissements à impact social en tant que source de financement pour les arts au Canada. »
  • « Les investissements à impact social présentent la possibilité d’appliquer la créativité que les arts ont déjà en abondance aux structures financières et d’affaires qui sous-tendent la création artistique. »
Summary: 

Observant que « les outils de finance sociale donnent aux investisseurs la possibilité de financer des projets qui ont un rendement économique et un dividende social », ce rapport donne un aperçu de la littérature existante sur la finance sociale et son intérêt pour le secteur des arts.