Bâtir l’avenir de l’éducation : les musées et l’écosystème de l’apprentissage

(Building the Future of Education: Museums and the Learning Ecosystem)

Ce rapport américain présente les résultats d’une « convocation » d’environ 50 professionnels des milieux des musées, de l’éducation, des bailleurs de fonds et des spécialistes des politiques. Son but était de lancer « un dialogue national sur l’avenir de l’éducation et les façons dont les chefs de file des milieux de l’éducation et des musées peuvent se concerter pour intégrer les actifs éducatifs du pays en un réseau d’apprentissage dynamique ». Un « réseau d’apprentissage dynamique » serait « un écosystème d’apprentissage radicalement personnalisé et flexible qui répond aux besoins de tous les apprenants ».

Le rapport résume les principales données au sujet de la participation des musées à l’éducation.

  • Les musées américains « dépensent plus de 2 milliards de dollars à l’éducation », trois quarts de ce montant étant consacré aux élèves de la maternelle à la 12e année.
  • Ils « reçoivent plus de 55 millions de visites par année de groupes scolaires ».
  • Ils « créent des programmes pédagogiques en mathématiques, en science, en art, en littératie, en civisme et gouvernement, en économie et littératie financière, en géographie et en sciences sociales ».
  • Ils « fournissent plus de 18 millions d’heures pédagogiques pour des programmes éducatifs » chaque année.

Compte tenu de cet engagement marqué en faveur de l’éducation, le rapport observe que « les musées peuvent jouer un rôle critique [en éducation], tant comme ressources pour les apprenants que comme formateurs d’enseignants en partageant le savoir acquis lors des activités éducatives au cours des cent dernières années ».

Toutefois, le rapport maintient que les musées souffrent d’une méconnaissance de leur rôle pédagogique. Il préconise le recours à trois principales stratégies qui permettraient aux musées de « se faire connaître et rendre visible » ce rôle :

  1. Être proactif : faire preuve de leadership et aider à orienter « le pouvoir de l’apprenant ».
  2. Être pertinent, en concentrant sur « l’apprentissage contextuel interdisciplinaire ». Le rapport observe que les musées proposent les « quatre A » de l’apprentissage : l’acquisition, l’association, l’application et l’assimilation des connaissances.
  3. Être « au premier plan » en éducation : « les musées doivent repousser les limites et devenir des intervenants et non seulement des partenaires. Le moment est venu pour les musées d’être à l’origine de l’évolution de l’enseignement ».

 

Summary: 

Ce rapport américain présente les résultats d’une « convocation » d’environ 50 professionnels des milieux des musées, de l’éducation, des bailleurs de fonds et des spécialistes des politiques. Son but était de lancer « un dialogue national sur l’avenir de l’éducation et les façons dont les chefs de file des milieux de l’éducation et des musées peuvent se concerter pour intégrer les actifs éducatifs du pays en un réseau d’apprentissage dynamique ».