Arts in Ontario Schools

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Ce rapport, qui s'inspire en grande partie de sondages effectués pour People for Education, avance que « près d'une décennie de compressions budgétaires en éducation et en culture s'est avérée dévastatrice pour les programmes artistiques dans les écoles ontariennes ». Pour un grand nombre d'élèves, l'accès aux arts « dépend du lieu de résidence et de la capacité des parents de défrayer des cours privés ou de lever des fonds pour les arts dans leurs écoles. »

Le rapport tente de rassembler des données sur le déclin d'une vaste gamme de domaines se rapportant aux arts : les enseignants de musique; les cours d'arts; l'accès aux programmes d'arts en milieu rural; les enseignants bibliothécaires, les ventes des éditeurs canadiens aux bibliothèques des écoles; et les tournées de troupes de théâtre. Le rapport observe que ces diminutions sont problématiques parce que « pour beaucoup d'élèves, les écoles fournissent la première et, pour certains, la seule expérience des arts ». Malgré un programme d'études solide en arts, aucun financement n'est réservé aux enseignants spécialistes des arts en Ontario. Il n'est donc pas surprenant d'apprendre que seulement 40 % des écoles élémentaires avaient un enseignant de musique en 2003-2004. Dans les écoles élémentaires de niveau supérieur, seulement 15 % avaient un enseignant d'arts visuels, 8 % un enseignant chargé de design et de technologie, et 5 % un enseignant des arts de la scène. Les écoles dans le Nord et les petites écoles en milieu rural ont encore moins tendance à avoir un enseignant spécialisé en arts. (Voir le rapport Elementary Tracking Report de People for Education pour plus d'information sur les enseignants spécialistes, ainsi que sur le financement, les inscriptions, la taille des classes et les différences régionales dans les écoles élémentaires de l'Ontario.)

Les enseignants des arts doivent souvent travailler avec très peu sinon aucune ressource : « plus d'un quart des [enseignants de musique sondés] affirment qu'il n'y a aucun financement pour la musique dans leur école. »

Dans les écoles secondaires, le rapport constate que des réformes récentes, dont le passage à un programme de quatre ans, a eu pour effet de limiter la disponibilité des cours d'arts et de compliquer la tâche des écoles et des élèves qui veulent inclure de tels cours à leurs horaires. Le pourcentage de levées de fonds pour des instruments de musique et celui des programmes d'arts et de musique facturés dans les écoles secondaires sont également à la hausse.

Le rapport met en évidence la perte de bibliothécaires d'école. En 1997-1998, 51 % des écoles élémentaires déclaraient avoir un enseignant bibliothécaire à temps plein. Mais en 2003-2004, seulement 10 % des écoles en avaient encore un. Le rapport lie cette disparition des bibliothécaires dans les écoles au recul des ventes aux écoles par les éditeurs canadiens et à une diminution des visites d'auteurs.

Le rapport conclut que « si l'enseignement des arts doit survivre et s'épanouir en Ontario, il sera nécessaire de mettre au point un modèle de financement qui prévoit des programmes d'arts pour les écoles… Tous les élèves [devraient] avoir accès aux arts. »

Summary: 
Ce rapport, qui s'inspire en grande partie de sondages effectués pour People for Education, avance que « près d'une décennie de compressions budgétaires en éducation et en culture s'est avérée dévastatrice pour les programmes artistiques dans les écoles ontariennes ».
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