Analyse des résultats : Pratiques d’évaluation et perspectives dans le secteur du bénévolat au Canada

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Basé sur un sondage national auprès de 1 965 organismes bénévoles (dont 336 organismes artistiques et culturels) et de 322 bailleurs de fonds, ce rapport se penche sur « les pratiques, les points forts, les limites et les besoins en matière d'évaluation » dans le secteur du bénévolat. Environ trois quarts de tous les organismes bénévoles et un pourcentage semblable d'organismes artistiques et culturels ont effectué au moins une évaluation au cours de la dernière année. Environ 60 % des organismes artistiques et culturels affirment faire des évaluations régulièrement. Il s'agit du pourcentage le moins élevé pour tous les types d'organismes. Les organismes culturels ont surtout recours à des réunions du personnel ou de bénévoles, à des sondages et à des entrevues plutôt qu'à des évaluations formelles ou à des groupes de discussion. De fait, les organismes culturels déclarent être ceux qui utilisent le moins les évaluations formelles et les groupes de discussion parmi tous les types d'organismes bénévoles visés par le sondage.

Les organismes artistiques et culturels utilisent l'information obtenue dans le cadre des évaluations pour améliorer leurs programmes et services, à des fins de planification stratégique et pour faire connaître leurs programmes et services. Les principaux problèmes au plan des évaluations signalés par les organismes artistiques et culturels sont le manque de capacités internes et de fonds pour faire des évaluations. Les organismes culturels font état d'une variété de besoins concernant les évaluations, dont de meilleures ressources financières, de meilleurs renseignements sur les façons de procéder des autres organismes et une plus grande uniformité dans la terminologie utilisée par les bailleurs de fonds pour l'évaluation.

Les résultats du sondage révèlent également que l'évaluation du bilan des programmes et des projets (et non des réalisations) ne semble pas bien compris par de nombreux organismes bénévoles. De plus, environ un organisme bénévole sur cinq estime que « les bailleurs de fonds ne désirent une évaluation que pour des raisons administratives ». Les bailleurs de fonds ont des attentes plus élevées que par le passé par rapport aux évaluations faites par les organismes, mais ils n'ont pas augmenté leur financement pour leur réalisation. De fait, moins de la moitié des bailleurs de fonds avouent fournir du soutien financier de quelque nature que ce soit pour des évaluations. Un plus grand nombre de bailleurs de fonds affirment fournir des conseils, des outils et de la formation.

Le rapport formule des recommandations concernant l'augmentation des ressources financières et non financières pour les évaluations, l'amélioration de la communication et de la coordination chez les bailleurs de fonds, un meilleur accès à la formation, aux ressources technologiques et à l'éducation, et la mise en place d'un « partenariat » entre les bailleurs de fonds et les organismes bénévoles « en vue d'établir les mesures d'évaluation appropriées ».

Summary: 
Basé sur un sondage national auprès de 1 965 organismes bénévoles (dont 336 organismes artistiques et culturels) et de 322 bailleurs de fonds, ce rapport se penche sur « les pratiques, les points forts, les limites et les besoins en matière d'évaluation » dans le secteur du bénévolat.
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