Étude longitudinale sur des artistes en début de carrière

Étude par panel de trois ans sur les artistes en début de carrière examinant les facteurs clés qui influencent le développement des carrières (The longitudinal study of early career artists)

En 2012, l’Australia Council a sondé 310 artistes dont la carrière n’avait pas plus de cinq ans afin d’examiner les éléments clés du développement de leur carrière ainsi que les différences entre ceux qui reçoivent des subventions et ceux qui n’en reçoivent pas. Aucune précision n’est fournie quant à la nature aléatoire de la sélection des 310 répondants ni si ces derniers sont représentatifs de tous les artistes en début de carrière en Australie.

En ce qui concerne leurs premières expériences professionnelles, la note moyenne accordée par les artistes à leur épanouissement artistique était modérée (6,4 sur 10), tout comme leur évaluation de leur confiance en leur carrière (6,7 sur 10). Plus précisément, 12 % des répondants ont indiqué qu’au cours de l’année précédente, leur carrière avait dépassé leurs attentes. Un autre 43 % ont indiqué avoir atteint leurs objectifs professionnels. Par contre, 29 % des répondants estiment que leurs attentes n’ont pas été satisfaites. Les derniers 17 % avouent avoir changé de direction au cours de l’année précédente. Sur toutes ces mesures, les évaluations des artistes qui reçoivent des subventions sont plus favorables que celles des artistes qui n’en reçoivent pas.

En 2012, 77 % des artistes australiens en début de carrière avaient un plan de carrière. Dans le cadre de leurs efforts de réseautage, plus de la moitié des artistes débutants ont entrepris les cinq activités suivantes en 2012 :

  • 70 % « sont entrés en communication avec une personne respectée dans leur discipline ».
  • 74 % « ont créé en collaboration avec d’autres artistes ».
  • 63 % « ont assisté à une conférence ou à un séminaire ».
  • 55 % ont « pris part à des projets dans plusieurs états ou territoires australiens ».
  • 53 % ont « été associés à de nouvelles entreprises ou de nouveaux lieux de spectacle ».

En ce qui concerne les pratiques artistiques et le revenu, l’enquête a constaté que les artistes débutants « consacrent près de la moitié de leur temps à leur pratique artistique (45 %), alors que celle-ci ne génère que 36 % de leur revenu ». Le travail non artistique occupe 24 % de leur temps et génère 44 % de leur revenu. Les activités de nature artistique (« comme des études sur sa pratique artistique ou un travail bénévole ou payé dans les arts autres que sa pratique artistique personnelle ») prennent 30 % de leur temps et contribuent à 20 % de leur revenu.

« Faire des sacrifices financiers et prendre des risques financiers » sont perçues comme des facteurs clés qui permettent aux artistes de consacrer plus de temps à leurs pratiques artistiques. Dans le même ordre d’idée, on estime que « le faible revenu généré par les activités artistiques… et le besoin de compléter ce revenu par des activités non artistiques » est un obstacle de taille à la possibilité de tirer un revenu de sa pratique artistique. Aucune surprise, on est d’avis que le fait de recevoir une subvention artistique est un catalyseur clé pour tirer plus de revenus de sa pratique artistique.

Summary: 

En 2012, l’Australia Council a sondé 310 artistes dont la carrière n’avait pas plus de cinq ans afin d’examiner les éléments clés du développement de leur carrière ainsi que les différences entre ceux qui reçoivent des subventions et ceux qui n’en reçoivent pas. « Faire des sacrifices financiers et prendre des risques financiers » sont perçues comme des facteurs clés qui permettent aux artistes de consacrer plus de temps à leurs pratiques artistiques.