Arts Research Monitor articles, category = Arts funding & finances

Besoins et soutien des organismes artistiques ethnoculturels au Canada et aux États-Unis (Figuring the Plural)

Ce rapport de 358 pages présente plusieurs résultats au sujet des « caractéristiques, besoins et systèmes de soutien » des « organismes artistiques ethnoculturels ». Il se fonde sur une revue de la littérature, une cueillette et analyse de données de sources existantes (comme l’Agence du revenu du Canada), une évaluation des besoins des organismes (en se basant sur les résultats d’un sondage personnalisé auprès des organismes artistiques ethnoculturels ainsi que des entrevues avec des représentants de 55 organismes canadiens et 83 organismes américains), une évaluation des programmes de soutien consacrés aux organismes diversifiés (par 95 bailleurs de fonds et organismes de services aux arts canadiens), et une analyse des lacunes dans ce soutien (basée sur une comparaison des besoins des organismes et des soutiens existants).

En se basant sur les déclarations d’organismes de bienfaisance artistiques et culturels ayant des revenus d’au moins 50 000 $, ce rapport américain examine la soutenabilité des organismes entre 1990 et 2010 dans six régions métropolitaines : Atlanta, Boston, Chicago, Detroit, Miami et San Francisco. Pour chaque organisme artistique et culturel en 1990, il y avait 1,7 organisme en 2000 et 2,3 organismes en 2010.

Cet article décrit la situation financière des diffuseurs des arts de la scène entre 2003-2004 et 2011-2012 en se fondant sur les données agrégées de 531 organismes de diffusion qui reçoivent du financement fédéral du Fonds du Canada pour la présentation des arts. Collectivement chez ces 531 diffuseurs, les revenus du secteur privé représentent une proportion plus élevée des revenus (40 %) que les revenus gagnés (36 %) et le financement public (24 %) en 2011-2012.

Les données de CADAC pour comprendre les arts canadiens

Basé sur les données financières et statistiques soumises au CADAC (Canadian Arts Data / Données sur les arts au Canada), ce rapport décrit les finances et les activités de 75 centres d’artistes autogérés « qui reçoivent des subventions de la part du Service des arts visuels du Conseil des arts du Canada ». En 2013, les 75 centres d’artistes autogérés avaient des revenus de fonctionnement d’environ 18 millions de dollars, dont 73 % provenant de sources gouvernementales (y compris 42 % du Conseil des arts du Canada), 15 % des collectes de fonds auprès du secteur privé et 11 % des revenus gagnés.

Les données de CADAC pour comprendre les arts canadiens

Ce rapport examine les finances et les activités de 77 musées et galeries d’art publics « qui reçoivent des subventions récurrentes de la part du Service des arts visuels du Conseil des arts du Canada ». Il se fonde sur les données financières et statistiques soumises au CADAC (Canadian Arts Data / Données sur les arts au Canada). En 2013, les 77 musées et galeries d’art avaient des revenus de fonctionnement totaux de 245 millions de dollars, dont 45 % provenaient de sources publiques (toutes les sources et non seulement le Conseil des arts du Canada), 26 % de revenus gagnés, 20 % de collectes de fonds auprès du secteur privé et 9 % d’autres sources.

Préparé pour le Forum sur la chanson québécoise de 2013, cet essai tente de susciter une réflexion sur l’état de la chanson québécoise et notamment de la chanson en français. Il soulève des questions importantes en examinant des enjeux tels que l’internationalisation, le changement technologique, les tournées, la formation et le financement. Il avance qu’« aujourd’hui, l’imagination est nécessaire pour développer de nouvelles sources de revenus » pour les interprètes, les compositeurs et les groupes.

(National Center for Arts Research: Volume II Report)

Ce rapport, qui renferme des « informations basées sur des données probantes au sujet de la santé des organismes artistiques et culturels aux États-Unis », se fonde sur des renseignements sur plus de 55 000 organismes artistiques et culturels. Il s’agit d’un rapport très détaillé contenant des données sur 128 indices ainsi que des analyses approfondies de 26 indices.

Basée sur diverses sources de Statistique Canada, cette courte fiche de renseignements présente le nombre de compagnies de théâtre au Canada avec leurs revenus et dépenses, la contribution du théâtre à l’économie canadienne, les dépenses des ménages pour des billets et le nombre d’artistes et d’étudiants de théâtre ainsi que leurs revenus.

Selon l'enquête bisannuelle de Statistique Canada sur les arts de la scène, les revenus d’exploitation de l’ensemble du secteur ont totalisé 1,48 milliard $ en 2012, un recul de 3,1 % par rapport à 2010. (Les pourcentages de changement de cet article n’ont pas été ajustés pour l’inflation.) En 2012, les revenus d’exploitation de l’ensemble des organismes de la scène sans but lucratif ont totalisé 783 millions $, ce qui représente 53 % du total sectoriel de 1,48 milliard $, une augmentation de 4,5 % par rapport à 2010. Les revenus provenant des ventes de produits et services sont à l’origine de 49 % des revenus d’exploitation, suivis des subventions du secteur public (26 %), des contributions du secteur privé (24 %) et des autres revenus (2 %). Collectivement, les dépenses d’exploitation (794 millions $) ont surpassé les revenus de 11 millions $, laissant un déficit net correspondant à 4,5 % du total des revenus. Les salaires, les traitements et les avantages sociaux (sans les honoraires versés aux contractuels) représentent 35 % des dépenses des organismes de la scène sans but lucratif. En 2012, l’assistance totale aux 48 500 représentations a été de 13 millions, soit une assistance moyenne de 267 par représentation.

Cette présentation examine les données canadiennes relatives à la « loi de Baumol, ou loi de la fatalité des coûts croissants », selon laquelle les dépenses peuvent augmenter de façon prohibitive au fil des années dans les secteurs à prédominance de main-d’œuvre comme les arts « où les gains de productivité sont limités ». Un chercheur américain avait examiné précédemment « la vie périlleuse des orchestres symphoniques » aux États-Unis, où les dépenses ont augmenté plus rapidement que les revenus. La présentation conclut que « les orchestres canadiens conservent un meilleur équilibre entre les revenus et les dépenses » et qu’ils sont « plus réactifs aux conditions économiques » que les orchestres américains.