Arts Research Monitor articles, category = Arts attendance & participation

(Transforming Communities through the Arts – A Study of Three Toronto Neighbourhoods)

Le fruit de deux ans de recherches, cette étude se propose de « mieux comprendre comment les résidents s’impliquent dans les arts au niveau communautaire, d’explorer les obstacles à l’accès aux arts et de recenser les moyens de renforcer l’engagement local envers les arts ». Les 17 chercheurs de l’étude ont établi « 300 connexions » par l’entremise d’entrevues, de groupes de discussions et de sondages avec 191 « résidents, artistes, groupes artistiques et organismes de services sociaux » de trois quartiers de Toronto (Malvern, St. James Town et Weston Mount Dennis).

Compte rendu du symposium Measuring Cultural Engagement amid Confounding Variables

Lorsqu’on ne se limite pas aux simples taux de fréquentation, que peut-on dire des effets de la participation culturelle ? Existe-t-il des relations et des connexions qui ont de vastes effets sociaux ? Un participant a fait remarquer qu’une étude italienne récente a constaté une corrélation directe entre la consommation culturelle et le bien-être individuel. Un conférencier au symposium a déclaré que des études canadiennes ont constaté de fortes corrélations entre la participation aux arts et des résultats sociaux positifs. Comme l’a formulé un conférencier, la question fondamentale des recherches sur les résultats est « Comment envisageons-nous un lieu en santé ? ».

Compte rendu du symposium Measuring Cultural Engagement amid Confounding Variables

Dans un environnement multitâche numérique de convergence médiatique (où l’attention de la plupart des gens est rarement concentrée sur une seule tâche), est-ce que les enquêtes sur la participation aux arts peuvent tracer un portrait exact des activités des gens ? Certains participants ont maintenu qu’il n’y a aucun besoin de faire des sondages pour observer des comportements, mais que seule une enquête pouvait révéler les attitudes, les pensées et les émotions. D’autres ont avancé que s’il n’y avait pas de grandes enquêtes de référence, notre compréhension de la participation culturelle serait considérablement appauvrie.

Compte rendu du symposium Measuring Cultural Engagement amid Confounding Variables

Le symposium a fait le point sur des questions particulièrement épineuses telles que « Quand on parle “des arts”, on parle de quoi au juste ? » et « Qu’est-ce qu’on estime être une activité culturelle ? ». Dans de nombreux pays, les enquêtes cherchent à mesurer de nouveaux types de participation culturelle ou de facteurs d’engagement. Le symposium s’est intéressé aux complexités de la participation culturelle dans un univers numérique.Les lieux et les espaces ont aussi leur importance dans la participation culturelle. La réalité complexe de la participation culturelle est difficile à mesurer.

Compte rendu du symposium Measuring Cultural Engagement amid Confounding Variables

Qui utilise les données sur la participation aux arts ? Sont-elles utilisées par les organismes artistiques pour améliorer leurs rapports avec leurs publics ? Quelle connexion y a-t-il entre ces données et les politiques sur les arts ? Un conférencier a maintenu que de nombreux artistes et administrateurs du secteur des arts avaient une soif pour comprendre le monde dans lequel ils vivent, notamment les tendances à l’origine de la demande pour les arts. Certains ont observé que les administrateurs utiliseraient à meilleur escient les résultats s’ils participaient à la conception des sondages.

Compte rendu du symposium Measuring Cultural Engagement amid Confounding Variables

Estimant que les pratiques actuelles sont insoutenables, certains conférenciers ont décrit comment on peut combiner les « mégadonnées » ou « données organiques » aux échantillons des sondages pour mieux suivre et étudier le comportement humain. Les données organiques sont constituées des données générées dans le cadre d’autres processus (comme les données produites par les recherches Google, les données écumées des sites Web, les messages Twitter, les données des caisses enregistreuses numériques et des opérations sur carte de crédit, etc.). On a soutenu que ce type de données, qui peuvent être collectées en quasi-temps réel, est meilleur pour saisir le comportement des gens plutôt que leurs valeurs et opinions. L’utilisation de données organiques présente de nombreux défis, notamment sur le plan de la confidentialité des renseignements et de l’extraordinaire puissance de traitement nécessaire pour écumer les enregistrements, sans compter qu’il n’y a pas actuellement de techniques d’exploration de données qui permettent d’établir des correspondances entre des ensembles de données disparates.

À l’exception de quelques tendances, le rapport constate que les groupes de la diversité fréquentent les arts au même rythme que l’ensemble de la population canadienne. Sur la foi de ces résultats, le rapport conclut que « la variété de l’offre d’art au Canada – visiter une galerie ou un musée d’art, assister à un concert de musique classique ou à un spectacle de musique populaire, aller au théâtre ou participer à un festival culturel – réussit à inciter la plupart des Canadiens à fréquenter au moins un type d’activité. »

Tendances sociales canadiennes no 90

Cette étude examine la participation des enfants autochtones de 6 à 14 ans aux activités culturelles et sportives à l’aide des données provenant de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2006 (11 940 répondants). En se fondant sur les renseignements fournis par les parents, l’enquête avait conclu que 40 % des enfants autochtones participaient au moins à l’occasion « à des activités de nature culturelle » (aucune précision n’est donnée), tandis que 69 % des enfants participaient à une activité de nature sportive au moins une fois par semaine.

(How a Nation Engages with Art: Highlights from the 2012 Survey of Public Participation in the Arts)

L’enquête de 2012 sur la participation du public aux arts du National Endowment for the Arts a collecté des données sur les activités artistiques de plus de 37 000 Américains de 18 ans et plus. Le rapport renferme des faits saillants sur la participation aux arts aux États-Unis.

(Canadians Reading Canadians – How interested are Canadians in reading Canadian content?)

Basé sur un sondage auprès de 1 005 Canadiens anglophones de 18 ans et plus qui ont acheté un livre au cours du mois précédent le sondage (qui s’est déroulé de juillet à septembre 2012), ce rapport constate que seulement 24 % d’entre eux savaient qu’ils avaient lu un ouvrage d’un auteur canadien au cours de la dernière année. En tout, 43 % des acheteurs anglophones de livres n’étaient pas sûrs s’ils avaient lu un ouvrage d’un auteur canadien, tandis que 34 % ont indiqué qu’ils pouvaient affirmer qu’ils n’avaient pas lu d’ouvrage d’un auteur canadien au cours de l’année précédente.