Arts Research Monitor articles, category = Arts attendance & participation

Ce n’est pas seulement le prix d’entrée qui empêche les pauvres et les gens moins scolarisés de fréquenter des activités artistiques

Cet article, qui est basé sur une foule de rapports et de sources de données, postule « qu’il y a une proportion significative de personnes défavorisées économiquement qui ne saisissent pas l’occasion de s’exposer aux arts, même lorsqu’il n’y a pas d’obstacle de temps ou d’argent ». De plus, l’article avance que « l’absence d’un intérêt explicite est de loin le facteur dominant qui éloigne les populations de condition socioéconomique inférieure des activités artistiques ». Une condition socioéconomique inférieure correspond « aux personnes qui ont tout au plus un diplôme d’études secondaires et qui sont dans la moitié inférieure de la répartition de revenus aux États-Unis ».

(The Changing Landscape of Arts Participation)

Cet examen de la documentation, créé dans le cadre d’une étude sur la participation aux arts en Californie, explore les modes de participation, les participants, les endroits où ont lieu les activités artistiques ainsi que les motivations de la participation et les obstacles à celle-ci.

(When Going Gets Tough: Barriers and Motivations Affecting Arts Attendance)

Basé sur l’enquête sociale générale des États-Unis de 2012, ce rapport propose un examen détaillé de la motivation des personnes qui assistent à des activités artistiques (les 54 % d’Américains qui ont assisté à au moins une exposition ou un spectacle au cours de l’année précédente) et les obstacles auxquels sont confrontés les « non-participants intéressés » (les 13 % qui n’ont pas assisté à une exposition d’arts visuels ou à un spectacle sur scène au cours de l’année précédente, mais qui ont désiré le faire).

Cet article décrit la situation financière des diffuseurs des arts de la scène entre 2003-2004 et 2011-2012 en se fondant sur les données agrégées de 531 organismes de diffusion qui reçoivent du financement fédéral du Fonds du Canada pour la présentation des arts. Collectivement chez ces 531 diffuseurs, les revenus du secteur privé représentent une proportion plus élevée des revenus (40 %) que les revenus gagnés (36 %) et le financement public (24 %) en 2011-2012.

Les données de CADAC pour comprendre les arts canadiens

Basé sur les données financières et statistiques soumises au CADAC (Canadian Arts Data / Données sur les arts au Canada), ce rapport décrit les finances et les activités de 75 centres d’artistes autogérés « qui reçoivent des subventions de la part du Service des arts visuels du Conseil des arts du Canada ». En 2013, les 75 centres d’artistes autogérés avaient des revenus de fonctionnement d’environ 18 millions de dollars, dont 73 % provenant de sources gouvernementales (y compris 42 % du Conseil des arts du Canada), 15 % des collectes de fonds auprès du secteur privé et 11 % des revenus gagnés.

Les données de CADAC pour comprendre les arts canadiens

Ce rapport examine les finances et les activités de 77 musées et galeries d’art publics « qui reçoivent des subventions récurrentes de la part du Service des arts visuels du Conseil des arts du Canada ». Il se fonde sur les données financières et statistiques soumises au CADAC (Canadian Arts Data / Données sur les arts au Canada). En 2013, les 77 musées et galeries d’art avaient des revenus de fonctionnement totaux de 245 millions de dollars, dont 45 % provenaient de sources publiques (toutes les sources et non seulement le Conseil des arts du Canada), 26 % de revenus gagnés, 20 % de collectes de fonds auprès du secteur privé et 9 % d’autres sources.

Bien qu’il ne traite pas des arts, ce rapport est un exemple intéressant d’une étude sur l’intégration des nouveaux citoyens à la vie canadienne dans le monde des sports. Le rapport est basé sur un sondage de 4 157 nouveaux citoyens habitant en milieu urbain qui ont participé « au programme du Laissez-passer culturel de l’Institut pour la citoyenneté canadienne », sur des groupes de discussion dans huit villes canadiennes et sur un examen documentaire de l’attention accordée par les organismes sportifs à l’immigration et à la diversité.

(National Center for Arts Research: Volume II Report)

Ce rapport, qui renferme des « informations basées sur des données probantes au sujet de la santé des organismes artistiques et culturels aux États-Unis », se fonde sur des renseignements sur plus de 55 000 organismes artistiques et culturels. Il s’agit d’un rapport très détaillé contenant des données sur 128 indices ainsi que des analyses approfondies de 26 indices.

(Culture and Major Events Tracking Study)

Basé sur une enquête en ligne « représentative au niveau national » d’un peu plus de 2 000 résidents de 16 ans et plus du Royaume-Uni, ce rapport tente de fournir « un éclairage détaillé du comportement des amateurs d’arts et de culture, leur participation et fréquentation et leur façon de consommer du contenu ».En tout, 89 % des habitants du Royaume-Uni affirment être intéressés par les arts, alors que 83 % affirment avoir un intérêt pour les sports. Lorsqu’on leur demande s’ils sont « plutôt art » ou « plutôt sport », plus de résidents du Royaume-Uni choisissent l’art (43 %) que le sport (38 %).

(Culture Track 2014)

Basé sur une enquête auprès de 4 026 Américains de 18 ans et plus, Culture Track 2014 examine la fréquentation des activités culturelles ainsi que les attitudes, les motivations et les comportements des « publics qui participent à des activités culturelles » afin de « comprendre ce qui encourage ou décourage la participation aux activités culturelles ». Par rapport à l’enquête semblable réalisée en 2011, l’enquête de 2014 fait état d’une augmentation du pourcentage d’Américains qui participent à de nombreuses formes artistiques (y compris quatre types de musées, les comédies musicales et la musique classique) au moins une fois par année, tout en relevant également un déclin dans certains domaines (y compris le théâtre dramatique, la danse classique, la danse moderne et l’opéra). Le sondage a constaté une réduction de la fréquence de participation au fil des années, ce que le rapport attribue au « ralentissement économique qui perdure ». Le rapport indique que « les publics culturels sont à la recherche de divertissement et d’enseignements ».