Arts Research Monitor articles, category = Benefits & Impacts

Compte rendu du symposium Measuring Cultural Engagement amid Confounding Variables

Lorsqu’on ne se limite pas aux simples taux de fréquentation, que peut-on dire des effets de la participation culturelle ? Existe-t-il des relations et des connexions qui ont de vastes effets sociaux ? Un participant a fait remarquer qu’une étude italienne récente a constaté une corrélation directe entre la consommation culturelle et le bien-être individuel. Un conférencier au symposium a déclaré que des études canadiennes ont constaté de fortes corrélations entre la participation aux arts et des résultats sociaux positifs. Comme l’a formulé un conférencier, la question fondamentale des recherches sur les résultats est « Comment envisageons-nous un lieu en santé ? ».

Ce mémoire, basé sur deux séances de discussion à l’été de 2013 avec un total de 36 participants, maintient que la culture doit être comprise « comme la quatrième dimension essentielle de la résilience et la qualité de vie », en plus des dimensions écologiques, sociales et économiques.

(Music – A Catalyst for Technology Hubs and Innovative Talent)

Basé sur des entrevues avec 14 professionnels de la technologie ainsi que sur une étude documentaire des recherches se rapportant à la musique et au développement de compétences, ce rapport (appuyé par Music Canada) avance que des environnements musicaux riches aident à attirer des emplois de haute technologie dans des régions locales. Selon l’étude, la musique aide à développer de nombreuses compétences que doivent avoir les travailleurs en haute technologie.

(Sound Analysis: An Examination of the Canadian Independent Music Industry)

Basé en grande partie sur un sondage de 2011 auprès de 502 sociétés musicales et de 1 094 artistes du secteur de la musique indépendante au Canada, ce rapport tente de « déterminer l’envergure et la portée de l’ensemble des milieux de la musique indépendante de propriété canadienne, et de mesurer son importance pour les économies nationale et provinciales ». Les résultats du sondage indiquent que le total des revenus des sociétés de musique indépendante a atteint 292 millions de dollars en 2011. Plus de la moitié des sociétés de musique indépendante (60 %) ont moins de 50 000 $ en revenus, et environ la moitié d’entre elles (46 %) sont des entreprises individuelles.

(Preparing Students for the Next America: The Benefits of an Arts Education. Also: Music Matters: How Music Education Helps Students Learn, Achieve, and Succeed)

Avec 40 références bibliographiques, ce court bulletin propose un sommaire pratique des résultats d’études sur les avantages de l’éducation artistique. Indiquant que l’éducation artistique est essentielle « pour assurer la réussite des élèves à l’école, au travail et dans leur vie », ce bulletin de recherche conclut que « tous les enfants d’Amérique méritent une éducation complète et compétitive qui comprend les arts ». Faisant état des résultats de 23 projets de recherche sur l’éducation musicale, une fiche de renseignements semblable (Music Matters: How Music Education Helps Students Learn, Achieve, and Succeed) indique que « l’éducation musicale donne aux élèves les capacités essentielles pour apprendre, pour obtenir de bons résultats dans les autres matières de base, et pour développer les capacités, les compétences et les connaissances essentielles à une réussite tout au long de sa vie ».

(Associations Between Length of Music Training and Reading Skills in Children)

Cette étude voulait découvrir « si la formation musicale est associée à une capacité de lire de niveau supérieur comme la compréhension de la lecture » chez 46 enfants de six à neuf ans « à rendement normal ». L’étude a constaté que « la durée de la formation musicale prédit la capacité de compréhension de la lecture même lorsqu’on tient compte de variables telles que l’âge, la situation socio-économique, la perception auditive, le quotient intellectuel à l’échelle complète, le nombre d’heures que les enfants consacrent à la lecture chaque semaine, et la capacité de décoder les mots ». Contrairement aux études précédentes, l’étude n’a pas trouvé de corrélation entre la formation musicale et la capacité de décoder les mots.

(Social Progress Index)

Ce rapport comparatif international se veut une tentative de mieux comprendre le développement économique et social en « mesurant les choses qui comptent vraiment pour les gens – les besoins fondamentaux, la nourriture, le logement et la sécurité; l’accès aux services de santé, à l’éducation et à un environnement sain; les possibilités d’améliorer sa vie ». L’indicateur du progrès social comprend 12 éléments à pondération égale regroupés en trois dimensions clés : « les besoins fondamentaux », « les fondements du mieux-être » et « les opportunités ». L’indicateur réunit un total de 52 indicateurs non économiques, mais aucun ne se rapporte aux arts et à la culture.

En maintenant que « votre vie ne se résume pas aux froids chiffres du [produit intérieur brut] et autres statistiques économiques » qui ne décrivent pas bon nombre des facteurs qui influencent la vie des gens, ce rapport comparatif international tente de fournir « une meilleure compréhension de ce qui est à l’origine du vivre mieux des personnes et nations et de ce qui doit être fait pour améliorer la situation de l’ensemble de la population ». L’indicateur global est composé de 24 indicateurs détaillés regroupés en 11 critères. Un seul de ces 24 indicateurs comprend des éléments culturels.

Un volet de l’Étude cartographique de la danse au Canada – une recherche plus exhaustive sur la présence et la situation de la danse au Canada –, cette analyse documentaire examine plusieurs enquêtes et rapports sur la situation de la danse au Canada, y compris les secteurs de la danse professionnelle, non professionnelle et sociale. L’analyse documentaire est structurée autour de six grands thèmes : politiques, économie, écologie, aspects sociaux, technologies numériques et expression artistique de la danse.

University of Waterloo, octobre 2012

L’indice canadien du mieux-être « se veut une mesure qui donne une compréhension plus grande et plus vaste des phénomènes environnants. Lorsqu’il est jumelé au [produit intérieur brut], l’indice fournit à la population et aux décideurs un ensemble plus complet de données nécessaires à l’évaluation de notre progrès en tant que société et à la prise de décisions fondées sur des preuves afin de bâtir un avenir juste et viable ». L’indice suit 64 indicateurs dans huit domaines, y compris « les loisirs et la culture ».